HEURES D'ANGOISSE. - YANN NE REVIENT PAS
Gaud attend le re our de son Yann ; elle aUend de longs mois. Les autres barques sont revenues au port; la sienne est toujours absente. Elle ne veut pas croire à un malheur;
elle s'obstine dans une espérance. Mais les jours, les semaines, les mois s'écoulent, et aucune voile ne parait à l'horizon... La mer a pris son Yann.
Ils revenaient, les Islandais. Deux la seconde journée, quatre le surlendemain, et puis douze la semaine suivante. Et, dans le pays, la joie revenait avec eux, et c'était fête chez les épouses, chez les mères.
La Léopoldine restait du groupe des retardataires ; il en restait encore dix. Cela ne pouvait tarder, et Gaud à l'idée que, dans un délai extrême de huit jours qu'elle se donnait pour ne pas avoir de déception, Yann serait là, Gaud était dans une délicieuse ivresse d'attente, tenant le ménage bien en ordre, bien propre et bien net, pour le recevoir.
Tout rangé, il ne lui restait rien à faire, et d'ailleurs elle commençait à n'avoir plus la tête à grand' chose dans son impatience.
Trois des retardataires arrivèrent encore, et puis cinq. Deuxseulement manquaient toujours à l'appel.
— Allons, lui disait-on en riant, cette année, c'est la Léopoldine ou la Marie-Jeanne qui ramasseront les balais du retour.
Et Gaud se mettait à rire, elle aussi, plus animée et plus jolie, dans sa joie de l'attendre.
Cependant les jours passaient.
Elle continuait de se mettre en toilette, de prendre un air gai, d'aller sur le port causer avec les autres. Elle disait que c'était tout naturel, ce reiard. Est-ce que cela ne se voyait pas chaque année? Oh! d'abord, de si bons marins, et deux si bons bateaux 1
Ensuite, rentrée chez elle, il lui venait le soir de premiers petits frissons d'anxiété, d'angoisse.
Est-ce que vraiment c'était possible, qu'elle eût peur si tôt?... Est-ce qu'il y avait de quoi?...
Et elle s'eflrayait, d'avoir déjà peur...
Le 10 du mois de septembre!... Gomme les jours s'enfuyaient!
Un matin, où il y avait déjà une brume froide sur la terre, un vrai matin d'automne, le soleil levant la trouva assise de très bonne heure sous le porche de la chapelle des naufragés, au lieu où vont prier les veuves; — assise, les yeux fixes, les tempes serrées comme dans un anneau de fer.
Depuis deux jours ces brumes tristes de l'aube avaient commencé, et ce matin-là Gaud s'était réveillée avec une inquiétude plus poignante, à cause de cette impression d'hiver... Qu'avait donc cette journée, cette heure, cette minute, de plus que les précédentes?... On voyait très bien des bateaux retardés de quinze jours, même d'un mois.
Ce niatin-là avait bien quelque chose de particulier, sans doute, puisqu'elle était venue pour la première fois s'asseoir sous ce porche de chapelle, et relire les noms des jeunes hommes morts...
... Comme un grand frisson, on entendit une rafale de vent se lever de la mer, et en même temps, sur la voûte, quelque chose s'abattre comme une pluie : les feuilles mortes!... Il en entra toute une volée sous ce porche; les vieux arbres ébouriffés du préau se dépouillaient, secoués par ce vent du large.
— L'hiver qui venait!...
... Ses yeux cherchaient au loin la mer : ce matinlà, elle était très vague, sous la brarne grise, et une panne suspendue traînait sur les lointains comme un grand rideau de deuil.
... Gaud regardait, avec une persistan.ce involontaire, une place vide, sur le mur, qui semblait attendre avec une obsession terrible, elle était poursuivie par ridée d'une plaque neuve qu'il faudrait peut-être mettre là, bientôt, avec un autre nom que, même en esprit, elle n'osait pas redire dans un un pareil lieu.
Elle avait froid, et restait assise sur le banc de granit, la tète renversée contre la pierre...
... L'Islande IqI apparaissait, avec le petit cimetière de là-bas, — l'Islande lointaine, lointaine, éclairée par en dessous au soleil de minuit... Et tout à coup, — toujours à cette même place vide du mur qui semblait attendre, — elle eut, avec une netteté horrible, la vision de cette plaque neuve à laquelle elle songeait : une plaque fraîche, une tête de mort, des os en croix et au milieu, dans un flamboiement, un nom, le nom adoré, Vann Gaos\... Alors elle se dressa tout debout, en poussant un cri rauque de la gorge, comme une folle...
Dehors, il y avait toujours sur la terre la brume grise du matin; et les feuilles mortes continuaient d'entrer en dansant.
Des pas dans le sentier! — Quelqu'un venait? — Alors elle se leva, bien droite; d'un tour de main, rajusta sa coiffe, se composa une ligure. Les pas se rapprochaient, on allait entrer. Vite, elle prit un air d'être là par hasard, ne voulant pas encore, pour
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rien au monde, ressembler à une femme -de naufragé.
Justement c'était Faute Floury, la femme du second de la Léopoldine. Elle comprit tout de suite, celle-ci, ce que Gaud faisait là; inutile de feindre avec elle. Et d'abord elles restèrent muettes l'une devant l'autre, les deux femmes, épouvantées davantage et s'en voulant de s'être rencontrées dans un même sentiment de terreur, presque haineuses.
— Tous ceux de Tréguier et de Saint-Brieuc sont rentrés depuis huit jours, dit enfin Faute, impitoyable, d'une voix sourde et comme irritée.
Elle apportait un cierge pour faire un vœu.
Ah! oui... un vœu... Gaud n'avait pas encore voulu y songer, à ce moyen des désolées. Mais elle entra dans la chapelle derrière Fante, sans rien dire, et elles s'agenouillèrent près l'une de l'autre comme deux sœurs.
A la Vierge Étoile-de-la-Mer, elles dirent des prières ardentes, avec toute leur âme. Et puis bientôt on n'entendit plus qu'un bruit de sanglots, et leurs larmes pressées commencèrent à tomber sur la terre...
Elles se relevèrent plus douces, plus confiantes. Fante aida Gaud qui chancelait et, la prenant dans ses bras, l'embrassa.
Ayant essuyé leurs larmes, arrangé leurs cheveux, épousseté le salpêtre et la poussière des dalles sur leur jupon à l'endroit des genoux, elles s'en allèrent sans plus se rien dire, par des chemins différents.
... Un jour enfin, l'un des deux navires retardataires d'Islande fut signalé au large. Lequel?...
Vite, les groupes de femmes s'étaient formés, muels, anxieux, sur la falaise.
Gaud, tremblante et pâlie, était là, à côté du père de son Yann :
— Je crois fort, disait le vieux pêcheur, je crois fort que c'est eux! Un liston rouge, un hunier à rouleau, ça leur ressemble joliment toujours; qu'en dis-tu, Gaud, ma fille?
» Et pourtant non, reprit-il avec un découragement soudain ; non, nous nous trompons encore, le bout-dehors n'est pas pareil et ils ont un foc d'artimon. Allons, pas eux, pour cette fois, c'est la Marie-Jeanne. Oh! mais bien sûr, ma fille, ils ne tarderont pas.
Et chaque jour venait après chaque jour ; et chaque nuit arrivait à son heure, avec une tranquillité inexorable.
Elle continuait de se mettre en toilette, un peu comme une insensée, toujours par peur de ressembler à une femme de naufragé, s'exaspérant quand les autres prenaient avec elle un air de compassion et de mystère, détournant les yeux pour ne pas croiser en route de ces regards qui la glaçaient.
Maintenant elle avait pris l'habitude d'aller dès le matin tout au bout des terres, sur la haute falaise de Pors-Even, passant par derrière la maison paternelle de son Yann, pour n'être pas vue par la mère ni les petites sœurs. Elle s'en allait toute seule à l'extrême pointe de ce pays de Ploubazlanec qui se découpe en corne de renne sur la manche grise, et s'asseyait là tout le jour au pied d'une croix isolée qui domine les lointains immenses des eaux...
... Septembre venait de finir. Elle ne prenait plus aucune nourriture, elle ne dormait plus.
A présent, elle restait chez elle, et se tenait accroupie, les mains entre les genoux, la tète renversée et appuyée au mur derrière. A quoi bon se lever, à quoi bon se coucher; elle se jetait sur son lit sans retirer sa robe, quand elle était trop épuisée. Autrement elle demeurait là, toujours assise, transie; ses dents claquaient de froid, dans cette immobilité; toujours elle avait cette impression d'un cercle de fer lui serrant les tempes; elle sentait ses joues qui se tiraient, sa bouche était sèche, avec un goût de fièvre, et à certaines heures elle poussait un gémissement rauque du gosier, répété par saccades, longtemps, longtemps, tandis que sa tête se frappait contre le granit du mur.
Ou bien elle l'appelait par son nom, très tendrement, à voix basse, comme s'il eût été là, tout près.
... Et toutes les heures passaient, l'une après l'autre, et toutes les heures du soir, et toutes celles de la nuit, et toutes celles du matin. Quand elle comptait depuis combien de temps il aurait dû revenir, une terreur plus grande la prenait; elle ne voulait plus connaître ni les dates, ni les noms des jours.
Pour les naufrages d'Islande, on a des indications ordinairement; ceux qui reviennent ont vu de loin le drame; ou bien ils ont trouvé un débris, un cadavre, ils ont quelque indice pour tout deviner. Ma'is non, de la Léopoldinc on n'avait rien vu, on ne savait rien. Ceux de la. Marie-Jeanne, les derniers qui l'avaient aperçue le 2 août disaient qu'elle avait
dû s'en aller pêcher plus loin, vers le nord, et après, cela devenait le mystère impénétrable.
Attendre, toujours attendre, sans rien savoir 1 Quand viendrait le moment où vraiment elle n'attendrait plus? Elle ne le savait même pas, et à présent elle avait presque hâte que ce fût bientôt.
Oh ! s'il était mort, au moins qu'on eût la pitié de le lui dire!...
Oh ! le voir, tel qu'il était en ce moment même, — - lui, ou ce qui restait de lui!... Si seulement la Vierge tant priée, ou quelque autre puissance comme elle, voulait lui faire la grâce, par une sorte de double vue, de le lui montrer, son Yann! — lui, vivant, manœuvrant pour rentrer — ou bien son corps roulé par la mer... pour être fixée au moins! pour savoir! !...
Quelquefois il lui venait tout à coup le sentiment d'une voile surgissant du bout de l'horizon : la Léopoldine, approchant, se hâtant d'arriver! Alors elle faisait un premier mouvement irréfléchi pour se lever, pour courir regarder le large, voir si c'était vrai...
Elle retombait assise. Hélas! où était-elle en ce moment, cette Léopoldine'! où pouvait-elle bien être"? Là-bas, sans doute, là-bas dans cet effroyable lointain de l'Islande, abandonnée, émiettée, perdue. . .
Et cela finissait par cette vision obsédante, toujours la même : une épave éventrée et vide, bercée sur une mer silencieuse d'un gris rose ; bercée lentement, lentement, sans bruit, avec une extrême douceur, par ironie, au milieu d'un grand calme d'eaux mortes.
... Deux heures du matin. Cette nuit-là comme les autres, les mains jointes, et les yeux ouverts dans l'obscurité, elle écoutait le vent faire sur la lande son bruit éternel.
Des pas d'homme, tout à coup, des pas précipités dans le chemin! A pareille heure, qui pouvait passer? Elle se dressa, remuée jusqu'au fond de l'âme, son cœur cessant de battre...
On s'arrêtait devant la porte, on montait les marches de pierre...
Lui!... oh! joie du ciel, lui! On avait frappé, est ce que ce pouvait être un autre!... Elle était debout, pieds nus; elle, si faible depuis tant de jours, avait sauté lestement comme les chattes, les bras ouverts, pour enlacer le bien-aimé. Sans doute la Léopoldine était arrivée de nuit, et mouillée en face dans la baie de Pors-Even, — et lui, il accourait ; elle arrangeait tout cela dans sa tête avec une vitesse d'éclair. Et maintenant, elle se déchirait les doigts aux clous de la porte, dans sa rage pour retirer ce verrou qui était si dur...
— Ah!... Et puis elle recula lentement, affaissée, la tête retombée sur la poitrine. Son beau rêve de folle était On i. Ce n'était que Fantec, leur voisin... Le temps de bien comprendre que ce n'était que lui, que rien de son Yann n'avait passé dans l'air, elle se sentit replongée comme par degrés dans son même gouffre, jusqu'au fond de son désespoir affreux.
Ils'excu.sait le pauvre Fantec : sa femme, comme on savait, était au plus mal, et à présent, c'était leur enfant qui étoulTait dans son berceau, pris
d'un mauvais mal de gorge; aussi il était venu demander du secours, pendant que lui irait d'une course chercl;ier le médecin à Paimpol...
Qu'est-ce que tout cela lui faisait, à elle? Devenue sauvage dans sa douleur, elle n'avait plus rien à donner aux peines des autres. Effondrée sur un banc, elle restait devant lui les yeux fixes, comme une morte, sans lui répondre, ni lécouter, ni seulement le regarder. Qu'est-ce que cela lui faisait, les choses que racontait cet homme?
Lui comprit tout alors; il devina pourquoi on lui avait ouvert cette porte si vite, et il eut pitié pour le mal qu'il venait de lui faire.
Il balbutia un pardon :
— C'est vrai qu'il n'aurait pas dû la déranger... elle!...
— Moi ! répondit Gaud vivement, et pourquoi donc pas moi, Fantec?
La vie lui était revenue brusquement, car elle ne voulait pas être encore une désespérée aux yeux des autres, elle ne le voulait absolument pas. Et puis, à son tour, elle avait eu pitié de lui; elle s'habilla pour le suivre et trouva la force d'aller soigner son petit enfant.
Quand elle revint se jeter sur son lit, à quatre heures, le sommeil la prit un moment parce qu'elle était très fatiguée.
Mais cette minute de joie immense avait laissé dans sa tête une empreinte qui, malgré tout, était persistante ; elle se réveilla bientôt avec une secousse, se dressant à moitié, au souvenir de quelque chose. . .
... Quand il fit jour, le père de Yann entra. Il ôta
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son bonnet, releva ses beaux cheveux blancs, qui étaient en boucles comme ceux de son (ils, et s'assit près du lit de Gaud.
Il avait le cœur angoissé, lui aussi; car son Yann, son beau Yann était son aîné, son préféré, sa gloire. Mais il ne désespérait pas, non vraiment, il ne désespérait pas encore. Il se mit à rassurer Gaud d'une manière très douce : d'abord les derniers rentrés dislande parlaient tous de brumes très épaisses qui avaient bien pu retarder le navire; et puis surtout il lui était venu une idée : une relâche aux îles Feroë, qui sont des îles lointaines situées sur la route et d'où les lettres mettent très longtemps à venir; cela lui était arrivé à lui-même, il y avait une quarantaine d'années, et sa pauvre défunte mère avait déjà fait dire une messe pour le repos de son âme...
La vieille Moan rôdait autour d'eux tout en hocbant la tête; la détresse de sa petite-fille lui avait presque rendu de la force et des idées; elle rangeait le ménage, regardant de temps en temps le petit portrait jauni de son Sylvestre accroché au granit du mur, avec ses ancres de marine et sa couronne funéraire en perles noires; non, depuis que le métier de mer lui avait pris son petit-fils, à elle, elle n'y croyait plus, au retour des marins; elle ne priait plus la Vierge que par crainte, du bout de ses pauvres vieilles lèvres, lui gardant une mauvaise rancune dans le cœur.
Mais Gaud écoutait avidement ces choses consolantes, ses grands yeux cernés regardaient avec une tendresse profonde ce vieillard qui ressemblait
au bien-aimé; rien que de l'avoir là, prés d'elle, c'était une protection contre la mort, et elle se sentait plus rassurée, plus rapprochée de son Yann. Ses larmes tombaient, silencieuses et plus douces, et elle redisait en elle-même ses prières ardentes à la Vierge Étoile-de-la-Mer.
... C'était bien l'automne, larrière automne, les tombées de nuit lugubres où, de bonne heure, tout se faisait noir dans la vieille chaumière, et noir aussi alentour, dans le vieux pays breton...
... Elle était devenue pâle, pâle, et se tenait toujours plus atïaissée, comme si la vieillesse l'eût déjà frôlée de son aile chauve. Très souvent elle touchait les elTets de son Yann, ses beaux habits de noces, les dépliant, les repliant comme une maniaque, — surtout un de ses maillots en laine bleue qui avait gardé la forme de son corps; quand on le jetait doucement sur la table, il dessinait de lui-même, comme par habitude, les reliefs de ses épaules et de sa poitrine; aussi à la fin elle l'aA'ait posé tout seul dans une étagère de leur armoire, ne voulant plus le remuer pour qu'il gardât plus longtemps cette empreinte.
Chaque soir, des brumes froides montaient de la terre; alors elle regardait par sa fenêtre la lande triste, où des petits panaches de fumée blanche commençaient à sortir çà et là des chaumières des autres : là pourtant les hommes étaient revenus, oiseaux voyageurs ramenés par le froid. Et, devant beaucoup de ces feux, les veillées devaient être douces...
Cramponnée à l'idée de ces îles où il avait dû
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relàclier, ayant repris une sorte d'espoir, elle s'était remise à lattendre...
Il ne revint jamais.
Une nuit daoùt, là-bas, au large de la sombre Islande, au milieu d'un grand bruit de fureur, avaient été célébrées ses noces avec la mer '.
Avec la mer qui autrefois avait été aussi sa nourrice; c'était elle qui l'avait bercé, qui l'avait fait adolescent large et fort, — et ensuite elle l'avait repris, pour elle seule. Un profond mystère avait enveloppé ces noces monstrueuses. Tout le temps, des voiles obscurs s'étaient agités au-dessus, des rideaux mouvants et tourmentés, tendus pour cacher la fête; et la fiancée donnait de la voix, faisait toujours son plus grand bruit horrible pour étoulïer les cris. — Lui, se souvenant de Gaud, sa femme de chair, s'était défendu, dans une lutte de géant, contre cette épousée du tombeau. Jusqu'au moment où il s'était abandonné, les bras ouverts pour la recevoir, avec un grand cri profond, comme un taureau qui râle, la bouche déjà emplie d'eau, les bras ouverts, étendus et raidis pour jamais.
Et à ses noces, ils y étaient tous, ceux qu'il avait conviés jadis. Tous, excepté Sylvestre, qui, lui, s'en était allé dormir dans des jardins enchantés, — très loin, de l'autre côté de la terre...
(Pêcheur d'Islande.)
i. • Moi!.. — avait dit Yann, un jour qu'on lui conseillait de se marier — un de ces jours, je ferai mes noces, mais avec aucune des filles du pays; non, moi, ce sera avec la mer, et je TOUS in vile tous, ici tant que vous êtes, au bal que je donnerai... •