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Cf. : Revue Canadienne, vol. 18 (année 1882, page

l'on voit sur une de ses faces au pied de la madone. Dans l'article dont vous me parlez, je sup^iosais (jue le drapeau en question avait appartenu à un régiment. Si j'avais pu le dérouler de sur sa hampe, je me serais bien vite détrompé. J'ai réédité l'article en question avec de notables modifications dans un des volumes de M. Chouinard sur la Société Saint- Je an-Baptiste de Québec. Mais, alors encore, je n'avais pas vu la fameuse bannière."

On lit dans l'ouvrage intitulé: Notre-Damede-Lorette en la Nouvelle-France, par M. Lionel Lindsay: "Une trouvaille faite dans le grenier du chef (huron) TsaSenhohi. . . jette un rayon de lumière sur la question si obscure du fameux drapeau de Carillon, tout en ouvrant un nouveau champ aux conjectures et aux recherches des amateurs d'histoire. — - Cette trouvaille consiste en une demi-douzaine de petites oriflammes en soie blanche jaunie par le temps et portant l'écusson des Beauharnois (d'argent à une face de sable surmontée de 3 merlettes de même). Or, cet écusson, portant couronne de marquis, avec deux aigles pour support et croix de chevalier au bas, se trouve reproduit, apparemment par le même artiste.

sur une des faces du drapeau de Carillon. Tout V est d'une identité parfaite, sauf pourtant le centre qui est effacé."

Le champ des hypothèses reste ouvert au sujet de l'identité de la célèbre bannière jadis conservée dans l'église de Saint-Antoine-de-Padoue (l'église des Récollets) de Québec, et sauvée par le Frère Louis de l'incendie du 6 septembre 1796. Je n'en risque aucune, et me contente de rappeler que l'on doit la conservation (le cette mystérieuse relique aux louables initiatiA'es de feu M. le comte Baillairgé.

Pierre Sailly

Note de la Rédaction de la Rivue Canadienne. — Ce Pierre Sailly, pourquoi ne le dirions-nous pas aujourd'hui, c'est le regretté M. Ernest Gagnon, mort à Québec, à 80 ans, le 15 septembre dernier. Il nous envoyait l'article qui précède à la date du 30 août. Comme nous nous étions empressé de l'assurer que notre Revue se ferait un honneur de publier cet arficle-mosaique (ainsi qu'il disait lui-même) dans sa prochaine livraison, il nous adressait une note, le 3 septembre, pour modifier le titre— il avait écrit d'abord Le drapeau de Carillon, il ajoutait cette fois l'adjectif prétendu — et mettait en plus, en tête, la petite phrase italienne Ama sempre la verità.

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