L'ENLEVEMENT DE LA REDOUTE. T
surtout étaient enterrés sous des tas de cadavres. Environ deax cents hommes debout, en iinîJfQnne franr-ais, étaient groupés sans ordre, les uns chargeant leurs fusils, les autres essuyant leurs baïonnettes. Onze prisonniers russes étaient avec eux.
Le colonel était renversé tout sanglant sur un caisson brisé, prés de la gorge. Quelques soliats ^'empressèrent autour de lui; je m'approchai ;
— Où est ie plus anâ&i capitaine? demandait^îJ à un sergent.
Le sergent haussa les épaules d'une manière très expressive.
— Et le plus ancien lieutenant?
— Voici monsieur qui est arnré d'hier, dit le sergent d'un ton tout à £ût calme.
Le colonel sourit amèrement.
— Allons, monsieur, me dit- il, toos conmiandez en chef; faites promptement fortifier la gorge de la redoute avec ces chariots, car l'ennemi est eo force; mais le général C*^ \-a vous faire soutenir.
— Colonel , lui dis-je , vous êtes grièTement blessé?
— F..., mon cher, mais la redoute est ipns& * ï
1. L'EnlèTement de U Redoute, c«ïiiime Mateo Fakome^ se trouTe dans le Tolmne intîliilé mouûqmt, O Toiome contient encore les nooTelles soÎTantes dont noos regrettons de ne poQToir rien dter et dont noos recommandons ^Tement la
lecture : La Yinan de CkaHes X7. — Tamamgo. — la Partit de Trictrac.
Tout le monde connaît l'admirable nouvelle qui a nom Colomba. Malgré cela il était aussi impossible de n'en point mettre d'extraits dans ce recueil que de la citer en son entier. Le délicat était de choisir. Nous avons pris de préférence les passages susceptibles ou de bien mettre en relief le caractère de l'héroïne ou d'intéresser de jeunes lecteurs.
Colomba, depuis l'assassinat de son père, le colonel délia Rebbia (elle est persuadée que l'assassin n'est autre que le maire Barricini, chef de la maison rivale de celle des Rebbia), ne songe qu'à la vengeance et attend avec im.patience l'arrivée de son frère Orso. Ayant appris par des amis qu'il est à Ajaccio, elle s'y rend en toute hâte. Orso s'est arrêté quelques jours à Ajaccio, charmé par la bonne grâce du colonel Nevil avec lequel il a fait la traversée de Marseille à Ajaccio et avec lequel il chasse, et aussi par la beauté et l'esprit de- miss Lydia Nevil.