SUJETS DE DEVOIRS
Lettres :
. — Lettre de V. Hugo à Th. Gautier au lendemain de la repré-
É Decutation d’Hernani; il le remercie de son zèle romantique; il vante ses qualités du cœur et de l'esprit, son enthousiasme, et il Jui prédit une belle carrière littéraire.
à - — Lettre d’un soldat de l'Empire à Th. Gautier, après avoir - lules Vieux de la Vieille : il a été touché par le sentiment d’admira-
y tion qui court dans son poème, et, sans être expert, il lui dit comme
il a goûté l’émotion, le-pittoresque, les beautés du des qui animent
ses vers.
- — Vous supposerez que Leconte de Lisle, en adressant à
Le Th. Gautier les Poèmes barbares (1862), lui dit ce qu’il doit à la
doctrine de l’art pour l’art, et au poète d’Emaux et Camées. (Le poème l’Art parut dans la revue l’ Artiste, en 1857.)
Dissertations :
— Pourquoi Brunetière a-t-il pu qualifier Th. Gautier de « trans- 2 fuge du romantisme » ?
… — D’après le poème de /’Art, vous direz quels sont les arts plastiques auxquels Th. Gautier se plaît à ramener la poésie, les mots étant pour lui la matière rebelle que le poète travaillé et dompte pour y sceller son rêve. Cette théorie tient-elle assez compte de la musique des vers et du magnétisme propre à la poésie, et n’est-elle pas injuste pour des arts aimables et de durée limitée ?
— « On m'appelle souvent un fantaisiste, disait un jour Th. Gautier à Sainte-Beuve, et pourtant, toute ma vie, je n’ai fait que m’'appliquer à bien voir, à bien regarder la nature, à la des- : siner, à la rendre, à la peindre, si je pouvais, telle que je l’ai vue. » I] disait encore : « Je suis un homme pour qui le monde extérieur existe, » Qu’entendait-il par là? Ce jugement porté par Gautier Sur lui-même est-il confirmé par l’examen de son œuvre ?
— Vous étudierez la variété des thèmes poétiques chez Th. Gautier, qui va du réalisme jusqu’à la fantaisie la plus étrange ou les recherches de correspondances les plus subtiles.
— Vous montrerez comment, chez Th. Gautier, la critique d’art devient poésie quand l’œuvre du peintre, par son réalisme et sa passion, émeut fortement le critique. Voir Ribeira et Deux tableaux de Valdès Léal.
— Que pensez-vous de cette fantaisie héroï-comique, le Souper des Armures: ? Vous essaierez d’établir quelques ressemblances … entre la truculence épique de Gautier et celle de V. Hugo dans la Légende des Siècles Les deux poètes ont dû agir l’un sur l’autre. Le Souper des Armures figure dans Emaux et Camées à la date de 1863.
— La recherche des affinités et des correspondances en poésie
peut mener à des réussites d’une valeur rare. Mais ne risque-t-elle pas de donner naissance à une préciosité nouvelle, qu’on peut trouver dans Emaux et Camées ?
— Il est d’usage de dénoncer la pauvreté rythmique d’Emaux et Camées. Jusqu’à quel point ce reproche est-il juste ? Cette pauvreté relative ne s’accorde-t-elle pas bien avec sa doctrine de la difficulté vaincue ?
— L'art de rimer chez Th. Gautier; la richesse de ses rimes; leur imprévu; les effets de pittoresque, d’ironie ou d’émotion qu’elles produisent.
— Pourquoi Th. Gautier a-t-il goûté les poètes de la Pléiade au point de les imiter plusieurs fois? (Voir la Demoiselle.) Vous donnerez les raisons générales et les raisons particulières de ce goût sans cesse affirmé.
— Pourquoi Th. Gautier a-t-il pu grouper autour de lui Flaubert, Louis Bouilhet, Baudelaire, Théodore de Banville ?
— Jamais peut-être l’union de la doctrine de l’art pour l’art, de la difficulté vaincue et de la lutte de la poésie avec les arts plastiques n’est plus intime que dans /a Symphonie'en blanc majeur. Vous en donnerez les preuves.
— Selon Faguet, les Emaux et Camées deviendront un « bibelot; Gautier a été un curieux très avisé des choses d’art; il deviendra lui-même une manière de curiosité très intéressante ». Discutez ce jugement.