FIG. 39 — MAÎTRE-AUTEL DE L'ÉGLISE DU ROSAIRE A LOURDES
au juste, des qualités mêmes de ces styles anciens qu'ils prétendent imiter et dont ils ne continuent que les défauts à l'aide de quelques formules mal apprises. Les maîtres d'autrefois, s'ils revenaient, les renieraient. Nos églises de campagne et nos chapelles de communautés en regorgent.
Ils sont légion : ils ne comptent pas.
C'est dans les grandes basiliques, comme Notre-Dame de Fourvière, le Rosaire de Lourdes, le Sacré-Cœur de Montmartre, ou dans certaines églises privilégiées, comme Saint-François Régis de la Louvesc, Sainte- Clotilde de Reims, Notre-Dame d'Auteuil à Paris, ou encore dans quelques chapelles de communautés, comme Notre-
Dame de Salut, à Paris, qu'il faut aller pour trouver une œuvre d'art intéressante (fig. 38).
L'autel de Notre-Dame de Lourdes n'a pas l'importance à laquelle on se serait
attendu pour une pareille basilique. Travail d'orfèvre fait plutôt pour une chapelle de couvent, c'est un joli autel dont le caractère contraste singulièrement avec les formes amples, un peu écrasées, de