‹ Pages d'art chrétien (volume 5)Chapitre 21 sur 34 · FIG. 41 — MAÎTRE-AUTEL ET CIBORIUM DE NOTRE-DAME DE FOURVIERE · texte numérisé non relu

FIG. 41 — MAÎTRE-AUTEL ET CIBORIUM DE NOTRE-DAME DE FOURVIERE

vraiment monumentale, belle dans ses détails, mais qui pèche comme composition. Le tabernacle comprend deux parties, la porte et le calvaire, qui ne se relient pas ensemble. La bande qui les encadre tous deux leur donne en outre

l'aspect d'une petite chose agrandie. Le calvaire paraît tout d'abord n'être que la décoration de la porte, et la vraie porte, logée au-dessous entre deux pilastres, semble un morceau adventice qui ne se rattache à rien. L'auteur aurait pu se rap-

peler avec profit le parti des architectes du xviie siècle, qui, dans ce cas d'autel monumental, mettaient sur la même ligne la porte du tabernacle et le premier gradin, prenant celle-ci dans la hauteur de celui-là, puis constituaient un second étage avec le retable et le dessus du tabernacle. Exemple : Saint-Jean de Troyes.

Chaque partie de l'autel de Montmartre est admirable : l'ensemble est défectueux. Mal agencé, le tabernacle ne se rattache

pas non plus à l'exposition, et le tombeau,, petitement décoré, que rien ne met en valeur, disparaît. Il y a là un défaut d'échelle et un manque de liaison entre les parties qui empêchent l'œil d'être satisfait (fig. 40).

Ces défauts ont été évités dans le merveilleux autel de Fourvière pour lequel il convient de rappeler le nom glorieux de Bossan, bien qu'il soit surtout l'œuvre de son successeur, M. Sainte-Marie Perrin.

Page 1