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que la famille de ce dernier conserve précieusement comme souvenir d’anciennes relations et des temps orageux où vivaient les deux amis.(1)
M. Badeaux fut défait l’année suivante, par le col. Coffin ; en 1816-19, il rep.ésenta le comté Buckinghamshire, qui s’étendait depuis Saint- Nicholas (du comté de Lévis aujourd’hui) jusqu’à Yamaska, puis, dans les années 1820-24, il occupa de nouveau le siège pour sa ville natale, Il mourut en 1836. Le docteur George Badeaux, des Trois-Rivières, décédé récemment était son fils, et à continué la tradition qui fait de cette famille respectable l’une des plus influentes de la ville depuis au-delà d’un siècle.
Quant à l’honorable Mathieu Bell, il a joué longtemps un rôle considérable dans la localité, et son histoire pourrait bien être écrite séparément un jour à venir.
(1) Sir James Henry Craig mourut en Angieterre au mois de janvier 1812, âgé de soixante-quatre ans. Il était fils d’un juge écossais établi à Gibraltar, où il naquit. Entré dans l’armée en 1763, à quinze ans, il fut aide-de-champ du général sir Robert Boyd, débarqua en Amérique en 1774, avec le 47ièine régiment et reçut une blessure grave à la bataille de Bunker-Hiil. Arrivé au Canada, il commanda une compagnie à l’action des Trois-Rivières, et ensuite l’avant-garde de l’armée dans l’expulsion des Yankees. Il fut blessé deux autres fois dans la suite de cette campagne. Après avoir fait du service dans les colonies et avoir été gouverneur de Gibraltar, il revint en Canada en 1807, comme on l’a vu dans les pages ci-dessus. Sa vie, excessivement active, eut pour théâtre l’Amérique, le cap de Bonne-fspérance, les Indes, l'Espagne et l'Italie,
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Le lecteur à pu s’apercevoir qu’en 1807, 1808 et 1809, Ia moyenne des voix enregistrées était d’environ cent à cent dix.
Ezéchiel Hart poursuivit avec succès après cela sa carrière commerciale, tout en conservant de nombreuses relations dans les sphères politiques. Ce qui est remarquable c’est la transformation qui se fit dans ses idées, qui devinrent d’un libéralisme aussi accentué que son attachement aux torys avait été ferme autrefois. Vers 1835, au moment où les 92 Résolutions tenaient tous les partis en haleine, M. Hart invita MM. Papineau, Jacques Viger, Roy de Portelance et d’autres patriotes éminents à un dîner spécialement préparé pour eux aux Trois-Rivières. Tous les invités anglais de la ville refusèrent de s’y trouver, à l’exception de feu M. Benedict Paul Wagner, homme de beaucoup d’esprit et onele d’un poëte célèbre, madame Hemans. Les vieilles rancunes presqu’assoupies se réveillèrent devant l’attitude de M. Hart et le poursuivirent jusqu’à sa mort, pour se terminer alors en un concert d’éloges, car finalement c'était, de l’aveu de tous, un bon caractère et un homme de mérite.
I1 mourut le samedi, 16 septembre 1843. Les citoyens assistèrent en foule à ses funérailles. D’après les journaux du temps, l’on voit que les magasins étaient fermés, que la Cour du Banc du Roi, alors en session, fut suspendue pour permettre aux juges de suivre le convoi, et que les officiers du 81e régiment s’y rendirent en grande tenue militaire. Madame Hart était morte en 182:. |