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LA SOURCE CHOMEL

C’est au cours de ses nombreux travaux que Chomel découvrit la source à laquelle il donna son nom. Mais il faudrait se garder de la confondre avec l’Ancien Puits Quarré appelé aujourd'hui source Chomel.

Le Puits Quarré est l’une des plus anciennes sources de la ville, on pourrait soutenir qu’elle s’identifie avec la source des Accacias — la source des romains.

Nicolas de Nicolay (1) en donne la première description vers 1651: « Un grand bain de forme quasi triangulaire, lequel à l’un des bouts a pareillement un « bouillon chaud ».

C’est pourquoi du fait de sa situation et pour la différencier de l’autre fontaine, on lappela Puits Quarré. Avec le Puits Rond, elle formait les Bains de Vichy ; leur situation n’est pas brillante.

Mareschal le décrit comme un petit lac « bouillonnant en divers lieux, surtout du côté du bâtiment

(1) Nicolas de Nicolay : Description du pays de Bourbonnais,

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Royal, profond de plus de 50 pieds en l’endroit de son plus profond bouillon, et jetant son eau de la grosseur d’une cuisse ».

Le Puits Quarré est encore appelé Fontaine Carré ou Fontaine des Capucins ou du Réservoir. Burlet en 1707 décrit deux sources au Grand Puits Quarré.

Chomel ne mentionne nulle part — aussi bien que Fouet — qu’il connaissait une dérivation appelée « le petit Puits Quarré ».

C’est au cours des travaux effectués à la Maison du Roy en 1732 que jaillit sous la pioche des ouvriers une nouvelle source, que Chomel dénomma la Fontaine Chomel ou le petit Bourbon, car elle ressemblait à l’eau de Bourbon-l’Archambault.

Il donne tous les détails de cette découverte: les ouvriers furent frappés par une odeur de soufre et durent arrêter leur travail. La source en sortit et jaillit au-dessus du niveau de la terre. Chomel la fit entourer d’un bassin de marbre blanc. Il décrit minutieusement dans son ouvrage les caractéristiques de sa source : sa chaleur, ses propriétés physiques, ses propriétés chimiques et thérapeutiques.

En 1819, au cours des travaux de captage, on réunit au Grand Puits Quarré, le petit puits Quarré, appelé Fontaine des Laveuses, d'identité discutée.

En 1826, l'inspecteur Lucas confond encore le puits Chomel avec le petit puits Quarré disparu depuis

C’est sans doute de cette époque que datent les erreurs sur la dénomination de la source du Puits

Quarré. En 1853-1854, le Puits Chomel, lui-même, sera réuni à la source du Puits Quarré, qui fut de tous temps la plus anciennement connue des sources de Vichy.

En effet, en 1844, l'ingénieur François reprenait les travaux sur les sources de Vichy. Il étudia particulièrement les conditions minérales de la source et ses études l’'amènent à croire que le Puits Chomel et le Puits Quarré avaient la même composition, ce que, chimiquement, Baudémont en 1850 devait confirmer.

Aussi, en 1854, la dérivation est-elle définitivement ramenée à la source du Puits Quarré.

Les habitants prirent l’habitude de lui donner le nom de l’Intendant qui avait jadis tant fait pour elle.

Peu à peu les travaux scientifiques eux-mêmes prirent cette coutume que la Compagnie Fermière avait également adoptée, et c’est ce nom qui est resté aujourd’hui à l’une des plus importantes sources de Vichy.

Dans son ouvrage (1), le Docteur Nivière étudie les caractères chimiques et thérapeutiques de la Source Chomel qui n’a guère changé depuis les travaux de l'ingénieur François mais, officiellement depuis 1901, le nom de l’ancien surintendant s’est substitué à celui du Puits Quarré.

En découvrant une source, Chomel croyait avoir fait œuvre durable. Il n’avait mis en lumière qu’une dérivation. ,

(1) Nivière : Posologie des Eaux de Vichy au cours des siècles.

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