A MA MÈRE
Aux entraves du vers soumettant ma raison, J'ai dit l'attrait puissant des monts et des vallées; De mes émotions, libres ou refoulées, J'ai noté l'harmonie et recueilli le son ;
Au banquet paternel j'attablai la chanson.
Et tous ont eu leur part des strophes envolées,
144 A MA MËRE.
Depuis la sainte aïeule aux prunelles voilées, Jusqu^à la jeune épouse égayant ma maison!
Ma mère... •— Ce nom seul décourage la Muse 1
Ten souffre tous les jours, tous les jours je m'accuse.
Et je prélude encore, et pour y renoncer!
Mon cœur est tout rempli d'amour; mais, pour le dire, Je n'ai que mon regard, je n'ai que mon sourire. Je n'ai que mes deux bras, ma lèvre et mon baiser I