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Horloge de la matinée

A l'aube, le cri des vendeurs d'eau-de-vie coiffés d'une casquette de loutre par-dessus un mouchoir noué autour de la tête, et qui ont crié toute la nuit et Teau-de-vie et le restant des vieux sorbets de tous les cafés de la ville, mélangés à une dose de cannelle, sous le nom de stomatica ou ammennola amara.

A 6 heures du matin, les caldalesse (châtaignes bouillies) et les succiole et le cri des vendeurs de petits pains aux raisins secs.

A 7 heures, le cri du vacher remplissant le verre de la servante du lait de sa vache qu'il trait devant la porte et le chia chia du chevrier rassemblant ses chèvres dans la rue.

A 8 heures, le cri des vendeurs de viande, d'herbages, de fruits.

A 9 heures, le cri des vendeuses d'œufs.

A 10 heures, le cri rauque du marinier de Portici qui apporte le beurre de Sorrente.

A 11 heures, les vendeurs de ricotta (fromages de brebis).

A midi, vocifération à toute gueule de tous ces vendeurs criant le restant de leurs marchandises.

10. Les autochtones pas assez riches pour substituer un nez d'argent à un nez absent, et remplaçant le nez d'argent par un morceau de journal, par l'imprimé d'un fait divers.

M. La plage de Portici.

Une plage disparaissant sous les pelures de citron. — Au second plan, des bâtisses aux tuiles vernissées, aux balcons enrubannés de loques multicolores. — Au premier plan, comme des treilles de filets bruns, couleur de tan, qui sèchent au soleil, et devant, un tas de petites filles dont les mères nouent les cheveux désordonnés avec un bout ^ de ficelle. Dominant le paysage, sur le bleu implacable du ciel, le fauve Vésuve surmonté d'une fumée lourde semblable à une grosse sangsue gorgée de sang noir.

12. Un ingénieur anglais marchandant aux Cy dopes du Vésuve la force du million de chevaux de la vapeur du volcan.

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