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Les Heures lazzarone

Belles heures volantes, aux draperies battues du vent de la mer, et nouées d'une main molle... Belles heures qui bercez la vie de Tisions d'azur et d'harmonie enchantées.

Heures d'or, heures de soleil, heures de midi, flagellées de clarté, et qui jetez le temps par-dessus votre épaule, sans regarder.

Heures qui guérissez de l'existence réelle, heures d'oubli et d'in-

curie tombant goutte à goutte sur le cœur, ainsi que la répétition d'un humide baiser qui ne finit pas.

Heures, heures d'une seconde, vides et pleines d'un bonheur ailé et où il n'y a plus dans votre tête que des apparences de rêves, des» nuages d'idées.

Heures chatouillantes qui flattez, comme de caresses, le dos des lézards et le front des poètes.

Heures où l'homme se fond dans la mer et le ciel, dans la brise et la vague. Heures où l'homme, débarrassé de la matière de son être, s'évanouit et s'incorpore dans le décor de lumière qui l'enveloppe.

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