‹ Paillasse drame en deux actesChapitre 32 sur 33 · LES HOMMES · texte numérisé non relu

LES HOMMES

Silence donc... Bavardes 1

SILVIO (à part).

Je me contiens à peine !.•.

CANIO (s'animant de plus en pluB>.

En toi j'avais remis mon espoir, ma tendresse,

Et je croyais ton cœur à moi !

J'avais sacrifié ma vie à ta jeunesse, Et j'avais confiance

Plus qu'en Dieu même, en toi ! !

Mais non, le vice seul habite dans ton âme ; Du cœur tu n'en as pas, la chair^ voilà ta loi! Je te hais, te maudis, ô créature infâme !

Et je veux sous mon pied

T'écraser sans pitié !

LE CHŒUR (presque crié).

Bravo !

NEDDA (froide, mais sérieuse)..

Eh bien !... si tu me juges indigne, Sur l'heure chasse-moi !

CANIO (riant d'un rire caustique).

Ah I ce cerait trop naïf vraiment !...

De vous laisser partir ensemble ! Drôlesse !

Non morbleu, tu resteras !

Tu me diras le nom de ton amant.

NEDDA (essayant de rentrer dans son rôle, et riant mais d'une manière forcée).

De votre fureur, cher époux.

Je suis vraiment surprise ; Calmez, calmez, ce grand courroux Car il n'est pas de mise .

(Allant vers la porte de gauche).

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