SIGNES DE CORRECTION
Voici les différents modes de correction généra-
i On pourrait dire que le tiret ou trait d'union a été connu des anciens copistes, en ce sens qu'ils l'employaient sous la forme de deux traits obliques (") à la fin des lignes, pour indiquer qu'un mot inachevé se terminait au commencement de la ligne suivante.
lemenl adoptés parles anciens correcteurs de manuscrits et par les écrivains eux-mêmes.
Pour retrancher un mot inutile, ils mettaient un point sous chaque lettre de ce mot.
Exemple : Vinum non amabat.
S'il n'y avait qu'une ou deux lettres à supprimer dans un mot, ils les désignaient par un point également mis au-dessous.
Exemple : Edifificavit.
Voulaient-ils substituer un mot à un autre, une lettre à une autre lettre ? Ils sous-ponctuaient encore le mot ou la lettre à enlever, et traçaient au-dessus la correction.
petis
Exemple : Quid queris, c'est-à-dire : quid petis, au lieu de quid queris. Voyez les mots facimus, suum, meos, scapulus, miserum (PI. VIII, case 3, ex. n), où les corrections à faire sont indiquées : au lieu de facimus y il faut lire fecimus; suam , au lieu de suum, et ainsi des autres.
Si une lettre devait être ajoutée dans un mot, elle était tracée immédiatement au-dessus de l'espace qu'elle devait occuper dans le mot. (Voir PI. VIII, case 3, ex. i, les mots vinea, abbas, evangelista, videbunt, mea, dixit.)
Lorsqu'un ou plusieurs mots se trouvaient trans-