‹ Paléographie des chartes et des manuscritsChapitre 28 sur 105 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

concurremment avec des signes et de petites lettres supérieures pour en faciliter l'interprétation, comme on l'expliquera plus loin. (Voir, planche V, aux mots abrégés : a0, anno; g1, igitur; i, in, idest; m, mihi; M0, millesimo; o, non; p, prœ, pro, per; q, que, quœ; qj, qui, etc., etc.)

ABREVIATIONS PAR CONTRACTION

Tous les mots dont on a retranché quelques lettres médiales, en réservant la première et la dernière lettre, forment des abréviations par contraction , parce que , dans ce mode d'abréger, les mots semblent resserrés, contractés entre l'initiale et la finale.

Exemple : Flo pr falso , apli pr apostoli, scis pr sanctis, magro pr magistro, orones pr orationes, etc., etc.

Dans cette' sorte d'abréviation on a conservé presque toujours une ou deux lettres médiales caractéristiques du mot, qui servent à le faire reconnaître. Par cette raison, on ne peut confondre

flo (falso) avec fco (facto); leis (lectis) avec Iris (litteris); caplo (capitulo) avec capllo (eapellano), etc., etc.

Il y a aussi de ces abréviations qui n'ont seulement que l'initiale et la finale.

Exemple : ms pr minus, hc pr hoc, tn pr tamen, os pr omnes, na pr natura, dr p/ dicitur, qd pr quod, apd pr apud, mo pr modo, nr pnoster, ne pr nunc, It pr licet, sb pr sub, em pr enim, mo pr meo, om pr omnium, st pr simf, ^c pr tune, etc., etc. Les mots d'une ou de deux syllabes offrent plus spécialement des contractions de ce genre.

On trouve encore des mots qui ne sont contractés que dans la dernière ou les deux dernières syllabes.

Exemple : Superst pr supersunt, inst pr insunt, fuert pr fuerunt, dixert pr dixerunt, air pr aliter, pluralr pr pluraliter, interdm pr interdum, actm pr actum, etc., etc.

Suivant les accidents qui résultent de la déclinabilité ou de la conjugabilité des mots, la variation des terminaisons se fait sentir immédiatement après la lettre caractéristique, et, à son défaut, après l'initiale, ce qui permet de reconnaître le même mot abrégé malgré la différence de sa terminaison.

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