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DEUXIÈME PARTIE

d'un signe qui les fait reconnaître. Bien souvent ce signe n'est lui-même qu'un de ceux que nous avons compris dans l'explication des signes abréviatifs; mais 'comme il arrive que les lettres qui en sont accompagnées ont parfois une signification toute autre que celle qu'on serait porté à leur appliquer d'après les règles ordinaires, nous avons donc pensé devoir faire figurer sur un tableau (pi. VIII), indistinctement, toutes les lettres qu'on rencontre surmontées ou tranchées d'un signe quel qu'il soit; par ce moyen, on saisira de suite les différentes attributions que les copistes ont données à telle ou telle lettre. Par exemple, qu'on trouve un a surmonté d'un trait horizontal (pi. VIII , case 4) dans les mots abrégés mea, multa, atea, tatum, etc., on lira facilement meam , multum, antea, tantum, quand on saura que l'a barré au-dessus représente am ou an. Il faut faire attention que nous ne parlons ici que des lettres abréviatives dans les mots, et non employées isolément ; car dans ce dernier cas a, ainsi que nous l'avons indiqué, pourrait signifier un mot entier, comme aut, autem, antè, ou tout autre dont il serait le sigle ou lettre initiale.

On pourra donc faire à l'égard des autres lettres rangées par ordre alphabétique ce que nous venons d'indiquer pour la lettre a, et l'on comprendra toute l'utilité de ce tableau.

Tels sont, sinon les seuls, du moins les principaux modes d'abréger des anciens copistes, surtout, comme on le remarquera, du xie ou xve siècle. On observera, de plus, que beaucoup de mots se trouvent abrégés par plusieurs de ces modes à la fois. D'ailleurs, l'usage aidera à comprendre les diverses combinaisons des modes abréviatifs entre eux; et si, dans cette deuxième partie, nous avons fait quelques omissions, les tables d'abréviations qui accompagnent les écritures de chaque siècle non-seulement pourront y suppléer, mais encore elles serviront aux commençants jusqu'à ce qu'ils possèdent à fond les règles brachygraphiques observées par les anciens copistes. Et d'ailleurs, si pour des travaux importants de déchiffrement on se trouvait arrêté par de nombreuses abréviations, on pourrait recourir à notre Dictionnaire des Abréviations latines et françaises, que nous avons publié pour servir de complément à cette Paléographie des Chartes et des Manuscrits.

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