TRANSCRIPTION
Dans la transcription des anciens titres, il faut bien se garder d'altérer en rien le style et l'orthographe qui les caractérisent. C'est un vernis d'antiquité qu'il faut d'autant plus respecter qu'il constate, en l'absence des originaux, l'époque à laquelle appartiennent ces titres, et par conséquent donne un caractère d'authenticité aux copies.
Lorsqu'il s'agit de rétablir dans son entier un mot abrégé, appartenant surtout à notre vieille langue, on doit l'orthographier conformément aux mêmes mots qui se trouvent exprimés en toutes lettres dans le titre ; par exemple, je trouve : lad,, sach., relig., tesm., tourn., etc.; j'écrirai suivant les indications que me fourniront les mêmes mots entiers, ou, à leur défaut, l'orthographe du temps : ladicte ou ladite, sachez ou sachies, religions ou religieux, tesmoings ou tesmoins, tournoi z ou tournois, etc. Quant à la ponctuation et à l'accentuation, on ne s'y conformera qu'autant qu'on le jugera nécessaire; mais ce qu'on ne devrait pas se permettre de changer, ce sont les u en v, les i en j , et vice versa.
Dans la transcription des textes latins Ye souscrit
d'une sorte de cédille se rend par œ, et les e simples s'écrivent tels qu'ils sont.
Pour les difficultés matérielles ou accessoires de l'écriture qui surviendraient dans la transcription, faire comme pour la lecture, c'est-à-dire recourir au texte et aux planches.