‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 25 sur 88 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

concurremment avec des signes et de petites lettres supérieures pour en faciliter l’interprétation, comme on l’explicpiera plus loin. (Voir, planche V, aux mots abrégés : a®, anno; g‘, igitur; i, in, idest; m, mihi; M®, millesimo; o, non; p, prœ, pro, per; q, que, quæ; q*, qui, etc., etc.)

AUBÉVIATIONS PAR CONTRACTION

Tous les mots dont on a retranche quelques lettres médiales, en réservant la première et la dernière lettre, forment des abréviations par contraction, parce que, dans ce mode d’abréger, les mots semblent resserrés, contractés entre l’initiale et la finale. •

Exemple : Flo p' falso , apli p' apostoH , scis P' sanctis, magro p' magistro, orones p' orationes, etc., etc.

Dans cette sorte d’abréviation on a conservé presque toujours une ou deux lettres médiales caractéristiques du mot, qui servent à le faire reconnaître. Par' cette raison, on ne peut confondre

fio {falso) avec fco {facto); Icis (lectis) avec Iris {litteris); caplo {capitula) avec capUo {mpellano), etc., etc.

Il y a aussi de ces abréviations qui n’ont seulement que l’initiale et la finale.

Exemple : ms p' minus, hc p' hoc, tn p' tamen, os P' omnes, na p' natura, dr p' dicitur, qd p' quod, apd P' apud, mo p' modo, nr p' noster, ne p' nunc, It P' licet, sb p^ sub, em p"^ enim, mo p' meo, om P' omnium, st p' sunt, te p' tune, etc., etc. Les mots d’une ou de deux syllabes offrent plus spécialement des contractions de ce genre.

On trouve encore des mots qui ne sont contractés que dans la dernière ou les deux dernières syllabes.

Exemple : Superst p' supersunt, inst p' insunt, fuert p*^ fuerunt, dixert p' dixerunt, air p' aliter, pluralr p’’ pluralüer, interdm p' interdum, actm pr actum, etc., etc.

Suivant les accidents qui résultent de la déclinabilité ou de la conjugabilité des mots, la variation des terminaisons se fait sentir immédiatement après la lettre caractéristique, et, à son défaut, après l’initiale, ce qui permet de reconnaître le même mot abrégé malgré la différence de sa terminaison.

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