‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 28 sur 88 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

pr>

pater, pris, prem, pre, près.

probo.

probatio, proboem , proboes.

rois.

ratimis, roe, roem, roes.

scia,

scientia, scie, sciam, scias.

scs.

sanctus, sci, sca, sco, scis.

spes.

species, spei, spem, spebus.

spe,

spiritus, sps, spus, spm, spu.

testium ,

testimonium, testio.

Xpe «,

Christus, Xps, Xpi, Xpm, Xpo.

La plupart de ces contractions se retrouvent dans les mots composés et dérivés.

Exemple : dr {dicitur) se remarquera dans contradr {contradicitur); epi {episcopi) dans epatus (episcopatus) en retranchant i et ajoutant atus; dcos {dictas) dans supradcos {supradictos) ; fcis {factis) dans confcis (confectis) , a se changeant en e dans les composés ; pri {patri) dans pria, priarcha {patria, patriarcha) ; sci {sancti) dans sc.ionem {sanctionem) , et une foule d’autres semblables.

Toutes ces abréviations par contraction sont ordinairement tranchées et surmontées d’un trait horizontal, comme nous en donnons quelques exemples

• Cette manière d’abréger le mot Christus Tient de ce que les copistes ont reproduit l’abréTiation grecque du mot

XPI2TOÎ ou xpirroc.

en traitant des signes abréviatifs. Voyez cependant les mots : abbe, aiarum, aie, apd, archiepo, be, deffcu, di, do, dni, ecclie, etc., etc., de la pl. V, xni* siècle.

ABRÉVIATIONS PAR SOSPENSION

Les scribes et les copistes ont encore abrégé beaucoup de mots en les laissant inachevés ; tels sont les suivants : Rothom’ pour Rothomayensis; testim’ p' testimonium; den’ p' denarios; offlc’ P' officialis; auf p' autem; ben’ p*^ benedictum, benedictionem ; sol’ p'' solidos; Ebroic’ pf Ebroicensis; oct’ p'' octobris; dioc’ p*^ diocesis; Henr’ p*^ Henricits; inc’ p*" incipit; aichid’ p"" archidiaconus ; tesf p' testibus ; ven’ p"^ venerabilis ; dil’ pf dilectis; car’ pr curiæ; sexag’ p' sexaginta; Tur" p' Turonemes ; And’ pf Andegavenses ; canon’ p' canonicos; relig’ religiosis ; sciaC p' sciatis; libr pf Ubras ; conf p' contestata ; dat’ p' datim, et mille autres de cette nature.

Ces abréviations, quelque resserrées qu’elles soient, offrent en général moins de difficultés que les mots abrégés par contraction. Leur terminaison

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se fait toujours connaître par l’accord logique et grammatical , et quelquefois môme par un signe abréviatif ou par une petite lettre supérieure représentant la syllabe finale, ains que nous l’expliquerons en parlant de ces deux modes d’abréviation.

Les mots simplement abrégés par suspension ‘ sont ordinairement accompagnés d’un signe ; tantôt c’est une barre horizontale qui tranche les hastes supérieures des lettres, ou qui surmonte celles-ci à défaut de hastes, avec un point au pied de la dernière lettre ; tantôt c’est un petit trait, figurant une sorte de virgule ou petit crochet, placé au-dessus de la dernière lettre.

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