CHAPITRE VII
Le rythme et l'harmonie, leurs rapports dans le chant grégorien.
L'harmonie résulte des mouvements et attractions diverses des sons et des tonalités, 309 — Chaque accord possède soit un caractère & élan, soit un caractère de repos, 310 — La dissonance est une puissante ressource pour le mouvement dans l'harmonie, 310 — L'ordre dans l'enchaînement des accords constitue le rythme de l'harmonie, 310 —
Les accords et les éléments du rythme, 310 — Les accords doués d'une plus grande énergie de mouvement servent d'appui au rythme, 311. — Tout changement d'accord détermine la place d'un appui rythmique, 311 — Les temps porteurs du rythme indiquent les premiers temps démesure, c'est-à-dire les thésis, 312 — Chez les anciens polyphonistes, les dissonances font toujours leur apparition sur les temps de mesure que nous considérons comme porteurs du rythme, 312 — Par suite, le mouvement harmonique est pour eux le résultat de l' ensemble des voix; exemples, 312 — L'harmonie bat le rythme au moyen de ses dissonances et de leurs résolutions, 312 — Donc, si les mesures n'étaient pas écrites, elles étaient pensées par le compositeur, et réalisées par l'harmonie, 313. — 3°9-3l3
Le retard existe dès le XIVe siècle, dans le déchant, 313 — Or, le retard présuppose une unité rythmique de mouvement régissant toutes les voix d'une même pièce, 314 — On peut encore reconnaître les appuis rythmiques par la seule disposition des accords sans le secours de la dissonnance, exemple, 315 — La barre moderne qui sépare les mesures facilite la lecture, mais le rythme est fixé d'avance par la nature et la disposition des accords, 315. — Exemple comparatif à l'appui de cette assertion, 315. — 313-315
Cette loi générale de l'unité rythmique de mouvement commune à toutes les voix peut subir des exceptions, 315 — Deux faits caractéristiques : 1° déplacement mélodique et indépendance d'une ou plusieurs voix, 316 — Exemples tirés de Lassus et de Guerrero, 316 — 2° La dissonance se produit parfois ailleurs que sur le frappé, 329 — Discussion du ier fait; il est rare, 312 — Quand il existe, la communauté rythmique des voix est brisée volontairement et momentanément, ce qui confirme la règle générale, 317 — Exemple tiré de Gabrieli, 318 — Effets analogues chez les compositeurs modernes; exemples empruntés à Rheinberger et à Grieg, 319 — Long passage très instructif emprunté à Mozart 321 — Discussion du 2e fait, 329 — Dans le mouvement binaire, la dissonance affecte ordi-
PAGES nairement le frappé, 329 — Dans le mouvement ternaire, elle se trouve assez souvent sur le zv temps, 329 — Il y a alors déplacement de la longueur et effet voulu de syncope, 330 — Cet artifice passager n'infirme pas la loi générale, 330 — La structure des compositions polyphoniques proclame donc l'existence d'une unité rythmique commune à toutes les voix, 330 — Autre preuve de cette loi tirée d'une didascalie du XV siècle, 330 3 15-330
Les compositeurs agissaient en connaissance de cause lorsqu'ils plaçaient au levé la syllabe accentuée, 331 — Discussion à l'aide d'un exemple tiré de la Messe Ascendo ad Patrem, 332 — Il nous fait conclure à l'indépendance de l'accent quant à sa place dans le rythme, 332 — Le procédé rythmique employé ici par Palestrina est applicable à l'harmonisation du chant grégorien, 332 — Conséquences désastreuses du procédé de la Renaissance de placer toujours l'accent au frappé, 332 — L'harmonie n'est que pur mouvement et ne peut s'intéresser aux phénomènes dynamiques du rythme, 333 — Conclusions, 333 — 33°"333
Exemples d'harmonisation du plaint chant basées sur les théories de ce volume de la Paléographie, — Exemples empruntés au Répertoire des Mélodies Grégoriennes de M. G. Bas, 334 — Exemples empruntés à l' Orgclbegleitung du Dr. Fr. X. Mathias, 336 — Donc deux manières pour l'harmo-
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niste de traiter l'accent au levé, 341 — Quant à l'accent au frappé il peut toujours recevoir un accord, 341 334-341
Vue d'ensemble sur le plan de ce volume.
Il s'agissait d'exposer une doctrine en opposition avec les théories modernes sur le rythme et sur la place de l'accent dans la mélodie, 342 — Pour arriver à convaincre les musiciens, la simple exposition de l'antique théorie rythmique ne pouvait suffire, 342 — De là nécessité d'une méthode positive, appuyée uniquement sur des faits indéniables, 342 — Liberté de l'accent chez les anciens polyphonistes, 343 — Même procédé dans la musique grégorienne, 344 — Ce procédé a toujours été celui de l'enseignement de l'Ecole de Solesmes, 343 — Justification de la place de l'accent dans le rythme, tirée de sa nature même et de son caractère, 343 — Autre justification tirée des principes fondamentaux de la rythmique générale, 343 — Enfin la construction même des mélodies grégoriennes et leur adaptation aux paroles fournissent des preuves positives de la liberté de l'accent, 344 .... 342-344
Appendice I. Quelques exemples d'accents au levé dans les langues ?nodernes. 345
Appendice II. Jérôme de Momigny et le rythme musical. 356
DU SEPTIÈME VOLUME NOTE SUR L'ANTIPHONAIRE TONALE DIGRAPTE DE MONTPELLIER