W =TO
Nô- tas mi-hi fe-cf- sti vf- as
Magna est
SSÈ
Mâgna est etc., etc., etc.
Il nous semble qu'il faudrait être vraiment insensible aux délicatesses du rythme pour ne pas sentir l'élan (mélodique, dynamique et rythmique) irrésistible de l'accent tonique dans les intonations suivantes :
Ant
— *~fT ~
la
Vidétemâ-nus mé-as... &c.
La-pi-da- vé-runt...
Se-pe - li- é-runt...
Obtu- lé-runt...
Et nunc ré-ges...
In pâ-ce...
De frûctu...
De df-sti...
Vi-dé-te ma- nus mé- as... &c.
La- pi- da- vé- runt...
Se- pe- li- é- runt...
Ob-tu- lé- runt...
Et nunc ré-ges...
In pâ-ce...
De frûctu...
De di-sti...
Toute la spiritualité, la gracieuseté et la légèreté de cette mélodie est perdue si on rythme comme il suit :
Ant. De frûctu De- di-sti Obtu- lé-runt
De frûctu
De- di'-sti
Obtu- lé-runt
Ou pire encore, comme quelques-uns le voudraient :
Ant. Obtulé-runt
Obtu- lé- runt
Non pas que cette mélodie ne puisse s'adapter à ce dernier rythme ; mais alors il lui faut d'autres paroles :
Ant. In loco pâscu- ae Qui- a vi-di'-sti me
ÉJUU^=#g
In lô-co pâscu- ae Qui- a vi- di'-sti me
Lorsque nous parlons de brièveté de l'accent, il ne faut pas se méprendre sur notre pensée. Nous n'entendons nullement prétendre qu'il faut passer plus rapidement sur la note accentuée que sur les autres notes. Chanter ainsi :
Dô-mi-nus Dé- us
serait entièrement contraire au bon goût. Ce que nous voulons affirmer c'est qu'on ne doit ni frapper, ni écraser l'accent, mais au contraire l'enlever avec grâce et légèreté. Ce procédé n'empêche nullement de lui donner une certaine ampleur, exigée parfois par la place qu'il occupe au sommet de la mélodie et du rythme, comme dans cet exemple :
Vi-dé-te mânus mé- as
Il faudrait avoir peu de goût et de sens musical pour chanter l'accent de méas avec précipitation et raideur. Cet accent, placé au sommet dynamique, mélodique et rythmique de Tincise, doit au contraire s'arrondir légèrement pour permettre à la voix de retomber doucement et sans secousse sur la syllabe de repos qui suit immédiatement.
Tous les exemples que nous venons de donner ne nous fournissent qu'un seul accent unaire dans le cours d'une incise ou d'un membre de phrase; les cas de ce genre sont innombrables; nous les négligeons afin de signaler plus spécialement les répétitions coup sur coup du même fait sur des mots se succédant dans une même division rythmique.
ly". Ecce vidimus
non habéntem spéci- em
Liber Gradualis
P- 73i Corn.
— — = —rt . —
Lûtum fé-cit ex spûto Dôminus
et lini'-vit... &c.
SE
ES
non ha-béntem spé-ci-
em
Fjp=j^ j-jp jijl£u-j;
^fe
li-nf-vit.
Lu-tum fé-cit ex spû- to Demi- nus et
LE RYTHME ET LE MOT LATIN
Com. ,
Quicûmque féce- rit voluntâtem
Pâtris mé- i fpse mé- us
frâter, et sôror. . ,
ssass
Qui-cûmque fé- ce- rit vo-lun-ta-
gg^S^E^Sg^
tem Pâ- tris mé- i
ipse me-
us frâ-ter, et sô- ror.
Ant.
Fâctus est adjûtor mé-us Dé- us mé- us.
£g^^^g=fe5g
Fâctus est ad- ju- tor mé- us Dé- us mé- us.
Ant. «
Tu pû-er Prophéta Altfssimi vo-
câberis : Prae-i'bis ante Dôminum
parare vi-as e-jus.
Jl-JUl
izfznï
Tu pu- er Pro- phé- ta Altis-si- mi
=#=HpH,-f— P=3
tj=t>=tr-=t»=^ti=
vo- câ-be- ris : prae- î-bis ante D6mi-num
ËÉS^ÉS=ïè3
pa-ra-re vi- as e- jus.
Rép.
Quem dicunt
ISl
. . Tu es Chn'stus Fi'-li-us Dé- i
43v rr1~r~a~Vi~~*~iv ■ a. ■
vi- vi. Et ego dico tîbi. . .
ÉBggËg^axjaijrJâ
...Tu es Chn'stus Fi- li- us Dé- i vi-
Et é- go di-co ti-bi.
Responsoriale.
bi
' \ ■ f**-rf
in terris quis apparu- it?
-&— L J-Us:
in terris quis ap-pâ-ru- it ?
Responsoriale .
Hôdi-e... in Jordâne... baptizâ-
> *nJ
to D6mi- no FMi-usmé-us
diléctus :
ig^^ji^
H6- di- e ... in Jordâne... bap-ti- zâ-
Jn^j!y^^^=s^±^.
to D6mi- no... Fi- H- us mé- us
J~J J' JIO^
di- léctus :
kfc
.. éte-nim Pâscha n6strum
epulémur...
iV PÊ
.. dfcit Dômi- nus: Estôte ergo
e ■ ■ % iv
sffe
prudentes sicut. ..
ri
tF ■ ■
■ p^lpi*. .
Isti sunt
viri
sâncti quos
elé-
git Dôminus
... nec terrénae dignitâtis...
et
super
plébem mé-am,
pn'n-
ci-pem.
j1J;T3J' jjn^nS^nju
ét-e- nim Pâscha n6strum
Lh li'j
e-pu- lémur
j) JUSSJEJf^lN--^
.. di'cit Démi-
nus : Esté- te er- go
Ë^g^gBTfTtrT
prudentes
si- eut..
àxjijfl j^bs^
Is- ti sunt vi- ri sâneti
quos
^=at=J
e-lé-git Domi- nus
J^iÉlœ^
nec ter- ré-nae digni- ta- tis.
|^3^fa^^d
... et sû-per plé-bem mé- am,
prm-
ci- pem.
LE RYTHME ET LE MOT LATIN
P-98 jf
Com.
Dômi- ne Dé-us mé-us...
Dômi- ne Dé- us mé- us.
Responsoriale .
Ecce Dé-us nôster
|Pt5^J-J-^p^
Ecce Dé- us nôster...
^=XH
Chrfstum nâtum, qui be-âtum
ET
hôdi-e coronâvit Stéphanum
Chn'stum nâ-tum,
qui be- â-
Hifeg^l^!Ii
tum hô- di- e co-ro- nâ-vit Stéphanum.
Liber Gradualis.
— fir
♦zhbzz:
■ ifîv~v
in vâsis sû-is cum lampâdi- bus
^j^Jr^^ J JkSSBP
in va- sis su- is cum lampâ-di-
bus.
Mémento vérbi tu- i sérvo tû-o
-J»»-rt-
Dômi- ne.
j^S^S^^faTJ-T^
Memén- to vér-bi tu- i sérvo tu- o, Dô-
mi-
ne.
-Ë-ftr
Crux fidélis... Nûlla si'lva tâlem
prô-fert Fronde, flô-re, gérmine.
Dûlce h'gnum dûlces clâvos, dûl h
-fa-
ce pondus sûstinet.
SSS33Ï=3
Crux fidélis... Nûl-la sflva ta- lem prô-
fert Fronde, flo- re, gérmi-ne.
Dûl-
ce h'gnum dûl-ces clâ- vos,
é é~ dûlce
pôn-dus sûsti-net.
Il faut attirer l'attention du lecteur sur le mouvement ternaire
que nous avons rencontré si souvent dans les exemples ci-dessus. Ce mouvement est un des rythmes favoris des anciens qui en font usage dans tous les genres de mélodie. La note unaire est toujours au levé de ce mouvement; mais elle peut être forte ou faible selon les cas.
Dans l'exemple Mémento, les cinq notes unaires correspondent à cinq syllabes accentuées, fortes par conséquent :
Si l'on voulait alourdir le mouvement gracieux de ces rythmes il n'y aurait qu'à frapper chacun de ces accents.
SXïl/3
Mémento vérbi tu- i
servo
tu- o Dômi- ... &c.
Dans l'exemple « in vasis suis »(page précédente), nous trouvons quatre notes unaires, dont trois appartiennent à des syllabes accentuées; une seule, à une syllabe atone cum.
Voici un autre exemple où il y a deux syllabes accentuées et deux atones :
Non surré-xit mâ-jor Jo- ân-ne Ba-pti'-sta.
3P3ggp£=É
«3^É2EÏ
En mettant, dans tous ces cas, l'accent régulièrement au frappé, c'est détruire le mouvement iambique voulu par le compositeur.
Non seulement Yaccent tonique, avec sa note unique, se révèle à nous bref et léger, dans les exemples précédents ; mais mieux encore, l'accent secondaire lui-même n'est pas traité autrement ; il ne porte qu'une seule note, et la syllabe suivante est chargée d'un groupe.
Les exemples abondent; nous en donnerons un assez grand nombre à cause de l'importance capitale de ce fait.
LE RYTHME ET LE MOT LATIN
Accents secondaires et toniques unaires.
Intr.
Victricem
... lauda-vérunt
feËË
fc
... lauda- vé-runt
Intr.
Ego autem
in tua mise-ricôrdi-a
j^^=Qg£feS^
in tua mi-se-ri- côrdi- a
Intr. t
De necessitatibus ~
fr .9-
Intr.
Dominus illuminatio
vide humi-li- tâtem
infirmâ-ti sunt
fi) 'Jj é JTy J fj-*~
vide hu- mi- li- tâ-tem
in-fir-mâ-ti sunt
Intr.
Ne timeas
exaudfta est
ps^rciTtgr^
exau- di- ta est
Intr.
Dominus
illuminatio
illuminâti- o
il-lumi- nâ-ti- o
Intr.
Intr.
Cum
sanctificabo
clama-vérunt
— r^-ftg-
... congregâbo
jg^ï
clama- vé- runt
pEîz^t^m
... congre- gâ-bo
Intr.
Redime me
fc-HHS-
benedi'cam
fe=^ËS
be-ne- di'-cam.
Intr.
Lex Domini
TT^-irr
sapi- énti-am
tS±m
sa-pi- énti- am
Intr.
Protexisti me
] ' M»>— fte-
operân-ti- um
|XîIXg£S^
ope- rânti- um
Intr.
Benedicta sit
confi- tébi- mur
^gg^F^P
con-fi- té-bi-
mur
Intr. Vultum
ttCX
adducéntur tf-bi
fesa
addu- céntur ti- bi
Intr.
Reminiscere
domi-néntur nôbis
JN^ffl"ffi
do-mi- néntur né- bis
Intr.
In voluntate
conti- néntur
É^SJgjij^i
conti- néntur
Intr.