Protase
Ut
E-le- và-re, e- le-vâ-re, consûrge, Je-rû- sa-lem : sôlve vi'ncu-la col- li tu- i
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^rcn p rf03
E-le- vâ-re, e- le-vâ-re, consûrge, Je-rû- sa-lem : sôlve vi'ncu-la cél- li tu- i
Apodose
capti'-va fi- li- a Si- on.
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capti'-va fi- li- a Si- on.
On reconnaîtra ici la forme périodique oratoire et musicale dont nous parlait M. Combarieu, dans laquelle les accents suivent une progression d'énergie toujours croissante. Il suffit de lire le texte pour sentir les appels de plus en plus pressants à Jérusalem : Elevare... consûrge... solve..., ce que la cantilène a fort bien rendu par une progression mélodique et dynamique qui ne s'arrête qu'après le dernier et le plus puissant de ces appels.
Notre Antiphonaire après Jérusalem porte une grande barre. Or, la Préface du Liber Gradualis dit : « Si distinctio sit major, id est hoc signo notata EïjîE fit longior mora cum plena respiratione. » Appliquer ici cette règle, serait un contre-sens mélodique; l'interprétation que nous venons de donner le prouve surabondamment.
Mais les deux-points qui se trouvent dans le texte!... — Qu'importe? le compositeur ne s'en est pas préoccupé; il a eu raison. Il s'est laissé entraîner par les paroles, et, d'un seul jet mélodique, il est arrivé au sommet de sa cantilène. Faisons comme lui, exécutons comme il a senti, comme il a compris, et non comme le typographe a ponctué. La mélodie n'est pas l'esclave du texte, encore moins de l'imprimeur.
LA PERIODE
Autre exemple du même genre
Protase
1, Protase 2. Protase 3. Protase Apodose
Vé- ni spôn-sa Chri-sti âcci-pe co- rô-nam quam tï-bi Do- mi-nus prae-pa- ravit in ae-tér-num.
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Vé- ni spon- sa Chri- sti âcci-pe co- rô-nam quam ti-bi Dô- mi-nus prae-pa- ravit in ae-tér-num.
3° Cette disposition du crescendo se développant dans les trois premiers membres est applicable à un grand nombre d'antiennes. Toutefois la mélodie jouit d'une telle liberté dans sa marche, que sa conformation laisse place, dans certains cas, à plusieurs interprétations également bonnes, lorsque, par exemple, au deuxième membre se trouve une cadence bien marquée qui peut être regardée comme une interruption, une fin, dans le dessin mélodique. Ainsi :
Protase Apodose