‹ Paléontologie animaleChapitre 35 sur 75 · AN } 1 ES · texte numérisé non relu

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Sun effet, fréquemment, dans

A les assises jurassiques, 2 oi — RAPPORTS Du mes AVEC n- sous la forme d’un cône COQUILLE. — À gauche, une spirule : il \ É C à US a un prosiphon; à droite, le Nautile : le si- allongé (fig. 68), terminé phon s'attache directement à la coquille. soit en pointe, soit en

massue.

En réalité, la coquille complète d'une bélemnite se compo-

1. Du grec : hélémnon, trait, flèche, à cause de la forme du fossile. 2. On sait que le sac dans lequel est enfermé le corps des céphalopodes se

nomme le manteau.

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léait de trois parties : le rostre!, le phragmocône ? et le proos- tracum3.

me

k Le rostre est, le plus souvent, la seule partie conservée de . la coquille; il a la forme d'un cigare. Massif dans sa partie 1 inférieure, c'est-à-dire vers la pointe, il porte généralement, à Sa partie supérieure, une cavité évasée en

forme d’entonnoir (fig. 68).

C’est dans cette cavité, creusée à la partie

qu. supérieure du rostre (R, fig. 69), que se trou-

vait logé le phragmocône (P), coquille coni-

Ë que, partagée par des cloisons en chambres

successives, absolument de Ia même manière

que la coquille du Nautile ou de l'Ammo-

. nite. La chambre iniliale forme une dilatation arrondie, à la pointe du phragmocône (fig. 69, Jet II). Toutes les cloisons sont traversées

7 par un siphon (S) placé près du bord antérieur Fig. 68. — Uxe r < ÉLEMNITE. à 1: 2 de la coquille, et ce siphon est, comme chez BÉLEMNITE, à la par 1 : tete à ; tie supérieure de la- . les ammonites, fixé à la paroi de la chambre quelle on voitencore inmibale par un pelit ARE calcifié, le pro- trace de la cavité dans laquelle était A siphon. logé le phragmo- K Enfin (fig. 69, IT), à la partie supérieure du cône.

rostre, la paroï dorsale du phragmocône se

prolongeait en une lame aplatie (P), désignée sous le nom de proostracum ou plume; cette partie, très rarement conservée, était placée dans l'épaisseur du manteau de l'animal. Place des bélemniles dans la classification. — La disposition . cloisonnée du phragmocône et l'existence d’un siphon avaient conduit depuis longtemps les naturalistes à penser que les . bélemnites étaient des céphalopodes; et comme on retrouve chez ces animaux les mêmes dispositions que chez les ammonites et chez les spirules, 1l est permis de croire qu'elles appartenaient aussi au groupe des céphalopodes dibranchiaux. D'ailleurs, la découverte d'empreintes entières de l'animal dans les argiles du Jurassique est venue confirmer cette hypothèse. . La bélemnite, de même que les autres céphalopodes pourvus . d'une coquille, vivait dans la dernière chambre de son phrag-

Le

Du latin rostrum, bec.

Du grec : phragma, cloison.

Du grec : pro, en avant, et osfrakon, coquille : prolongement de la coquille.

mocône; mais, le corps s’accroissant très vite, avait fini par déborder tout autour de la coquille cloisonnée, de sorte que celle-ci s'est trouvée, en définitive, engagée sous les téguments (III, fig. 69), Dès lors, peu utile, le phragmocône s'est réduit de plus en plus, tandis que ses parties accessoires, rostre et plume, s'adaptant de mieux en mieux à leur nouvelle fonction

Fig. 69. — RESTAURATION D'UNE BÉLEMNITE. — À gauche, un rostre (R) de Bélemnite, vu de profil, et coupé pour montrer son phragmocône (Ph) et son siphon (S). — Au milieu, le même, mais vu de face et surmonté de son prolongement plat, la plume ou proostracum (P); Ph est le phragmocône. — A droite, Bélemnite entière et vue de dos. Le corps repose dans la dernière chambre du phragmocône et la plume se prolonge dans le manteau qu'elle soutient.

qui élait de soutenir les tissus mous, se développaient et s'allongeaient.

Origine et descendance des bélemniles. — Les bélemnites apparaissent dès le début des lemps secondaires (Trias); on na pas, jusqu'ici, rencontré de formes intermédiaires permettant de les relier aux autres céphalopodes paléozoïques: cependant, il est permis de penser qu'elles descendent d'ancêtres possédant une coquille droite et des cloisons simples.

Mais, si l'origine du groupe est encore entourée d'obscurité, il n’en est pas de même de sa descendance : son évolution

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ne s'arrête pas, en effet, au stade que noùs venons de décrire; elle se poursuit pendant l'ère tertiaire. On voit, dans les formes

qui ont vécu à cette époque, le rostre se réduire peu à peu

et quand on arrive à la Seiche actuelle, le rostre a complèfement disparu et la plume (ou proostracum) a seule persisté;

elle prend le nom d'os de Seiche .

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