Voir p. 43; extension des glaciers
CRT Lam A.
des montagnes, la température basse à laquelle ils s'étaient adaptés pendant la période glaciaire. ; |
Enfin, à ces espèces émigrées, soit vers le sud, soit vers le nord, soit en altitude, il convient d'ajouter celles qui ont continué à vivre dans nos régions en dépit des variations du climat; ce sont, par exemple, le Chien, le Loup, le Sanglier, le Cheval, l’Ane, etc.
Mammifères de la faune américaine. — L'Amérique s'étant séparée de l'Europe à la fin de l'époque tertiaire, il est naturel que sa fanne ait pris un caractère particulier, différent
Fig. 105. — GLypronon, édenté quaternaire d'Amérique. Sa carapace est faite de poils soudés ensemble en forme d’écailles (longueur ? m. 50).
de celui de la faune européenne avec laquelle elle n'avait plus aucun point de contact. Aussi trouve-t-on, dans l'Amérique du Nord, des mastodontes du Tertiaire européen, continuant à vivre côte à côte avec des mammouths.
Dans l'Amérique du Sud, c'est surtout une faune d'édentés qui prédomine, tel le Glyplodon (fig. 105), sorte de tatou gigantesque dont Ia carapace pouvait atteindre 2 m. 50 de diamètre; tel aussi le Megatherium Cuvieri, au corps lourd et massif, aux pattes puissantes, armées de griffes recourbées.
Mammifères de la faune d'Australie. — Enfin disons que la faune des mammifères d'Australie continue à être composée de marsupiaux (voir p. 104).
Oiseaux. — C'est aussi en Australie, à l'époque quaternaire, que les oiseaux coureurs, analogues aux autruches, ont atteint leur maximum de développement.
À la même époque, à la Nouvelle-Zélande, vivaient des oiseaux de dimensions colossales, les Dinornis, qui pouvaient
atteindre 3 m. 50 de hauteur. Ces oiseaux étaient des coureurs.
comme l’Autruche et le Casoar; leurs ailes étaient atrophiées, leurs pattes, très longues et très fortes, étaient terminées par trois doigts armés de fortes griffes.
On a retrouvé dans les dépôts quaternaires les plus récents, des œufs de dinornis, gros comme trois œufs d'autruche, et même des squelettes entiers dont les os étaient encore réunis par des ligaments. Si l’on en croit les légendes des Maoris ! la disparition du Dinornis ne remonterait pas à une époque très éloignée.
Il existe encore à la Nouvelle-Zélande un oiseau possédant à peu près les mêmes caractères que les anciens Dinornis, mais qui est d’une taille beaucoup moins élevée, car il n'est guère plus gros qu'une poule : c'est l’Apléryæ. Le corps de l’'Aptéryx est couvert de duvet et non de véritables plumes; ses ailes sont atrophiées. Enfin, un autre oiseau du même groupe, le Nolornis, que l’on n'avait rencontré jusqu'ici qu'à l’état fossile et que l'on croyait également disparu; a été retrouvé vivant à la Nouvelle-Zélande, il y a quelques années.
A Madagascar vivaient aussi, pendant les temps quaternaires, de grands oiseaux analogues aux casoars : c’étaient les Æpyornis, qui n'avaient pas moins de 4 mètres de haut; leurs ailes étaient atrophiées comme celles des dinornis; leurs jambes, très longues et très fortes, leur permettaient certainement de courir avec rapidité. Leurs œufs, dont la capacité était deS litres environ, équivalaient à 150 œufs de poule.