I. Tribune de Saint-Gervais, iSyG, t. II, p
a. V. d'Indy, Cours de compoiilion, t. I, p. \()^ cl suiv.
Mo PALESTRINA
malion, — et le maître de Montcverdi, — le <,M-and innovateur en fait de chromatisme.
Sans nous attarder davantage aux polémiques, nous reprendrons ce récit à l'époque où, par l'édition et l'exécution, quelques artistes commençaient à répandre la connaissance de l'œuvre de Palestrina ; d'autres, en môme temps, cherchaient à honorer sa mémoire par des moyens différents et beaucoup moins efficaces. En i82.>, le pape Pie VII ayant décidé la création d'une « Protomothèque » où seraient alignés les bustes des plus célèbres Italiens, Canova proposa d'y placer celui de Benedetto Marcello. Consulté par le cardinal Consalvo, Baini exprima l'opinion « que sans doute Marcello était digne de l'hommage projeté, mais qu'il ne serait pas devenu ce qu'il avait été, si avant lui n'avaient vécu Palestrina et Guido d'Arezzo » ; en conséquence il demandait que Canova exécutât, — c'est-à-dire inventât, — les bustes de ces deux autres musiciens '. Le conseil de Baini ne fut pas suivi, et ce fut seulement en 1846 que l'effigie de Palestrina, œuvre du sculpteur allemand Emile Wolfl', fut dressée au Capitole, aux frais du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, et à l'instigation de Spoulini. Deux ans auparavant, l'abbé