V. d'Indy, Cours de composition ^ t. I, p. 164 et suiv
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mation, — et le maître de Monteverdi, — le grand innovateur en fait de chromatisme.
Sans nous attarder davantage aux polémiques, nous reprendrons ce récit à l'époque où, par l'édition et l'exécution, quelques artistes commençaient à répandre la connaissance de Tœuvre de Palestrina ; d'autres, en même temps, cherchaient à honorer sa mémoire par des moyens différents et beaucoup moins efficaces. En 1822, le pape Pie VII ayant décidé la création d'une « Protomothèque » où seraient alignés les bustes des plus célèbres Italiens, Ganova proposa d'y placer celui de Benedetto Marcello. Consulté par le cardinal Gonsalvo, Baini exprima l'opinion « que sans doute Marcello était digne de l'hommage projeté, mais qu'il ne serait pas devenu ce qu'il avait été, si avant lui n'avaient vécu Palestrina et Guido d'Arezzo » ; en conséquence il demandait que Ganova exécutât, — c'est-à-dire inventât, — les bustes de ces deux autres musiciens K Le conseil de Baini ne fut pas suivi, et ce fut seulement en 1846 que l'effigie de Palestrina, œuvre du sculpteur allemand Emile Wolff, fut dressée au Gapitole, aux frais du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, et à l'instigation de Spontini. Deux ans auparavant, l'abbé