‹ Paméla, ou La fille du portierChapitre 22 sur 26 · VINCENT, MAD. VINCENT, TOINETTE · texte numérisé non relu

VINCENT, MAD. VINCENT, TOINETTE

Ah ! mon Dieu !

Jacques, poursuivant ïaiv.

Chacun crie : Arrête î En tournant la tête ,

Moi t qui passais par là , Je vois mam'zelP Paméla ; 4 l ,^

J'franchis la distance, Avec assurance J'saute à Ja brid' du ch'val Et j'arrête l'animal.

Si j'étais d'monsieur l'préfet, Pour que Tordre fût parfait , J'signal'rais, J'défendrais Caross's et cabriolets ; J'y comprendrais Les haquets ; Eu fin je ne laisserais

Circuler de nouveau Qu'les voitur's de porteur d'eau.

Ajoutez à ça qu'un jeune monsieur est venu la prendre dans ses bras pour la sauver , et quelle en sera quitte pour la peur.

MÀD. VINCENT.

Je n'y tiens plus , je vais au-devant d'elle. (Elle sort vivement.) i

JACQUES

Il paraît que c'est aussi la faute de ces socques articulés; c'est des chaussures qu'on vend pour se casser le cou.

VINCENT

Et par brevet d'invention, si elle allait être blessée!

JACQUES

Non, j'vousdis, mais c'est égal; si vous prépariez un

Eeu d'eau de la Cologne, ca ne pourrait pas nuire, c'est on pour tous les accidens Teau de la Cologne.

VINCENT

Je vais en acheter.

TOINETTE

Attendez , madame en a. (Elle sort.)

VINCENT

C'te bonne mam'zelle Toinette, c'est ça une bonne domestique! elle donnerait au portier tout ce que possède sa , mai tresse.

Page 1