NOTICE
qui de rail cfre la j>assion de toute sa vie. M alheurextsement la tempête de 89 vint à qmsser et les méditations sur Vaniiquité étaient j)eu de mi-oc en un temps de batailles dans la rue. L'invasion étrangère allait faire de lui un soldat.
Admif, en 1792 à F école d'artillerie de Châlons, il alla monter In garde aux portes de la ville pendant que Varmée du duc de Brunswick manœuvrait aux environs. Enfin la retraite des Prussiens lui permit de retourner à son grec. Il le « piocha » avec tant d'ardeur et s'y adonna si complètement que l'examen de sortie le surprit très peu renseigné sur les matières du programme. Mais sa vive intelligence lui permit en quelques jours l'acquisition de notions indispensables. Sorti de V école, il fut envoyé comme lieutevant à Thionville et, peu après, chargé d'organiser un otelier de réparation d'armes pour l'armée de la Moselle. Etabli dans un ancien couvent de moines, il s'opjmsa au pillage et à la mutilation du monument.
En juin 1795, il était capitaine au camp devant Mayence, quand, ayant appris la mort de son père, il quitta brusquement l'armée pour aller consoler sa mère. Courier alliait à une sensibilité très vive un amour de l'indépendance qui plusieurs fois le mit dans des situations délicates. Ses amis durent faire agir toutes leurs influences pour lui faire pardonner son incartade, sa désertion, pour employer le mot 'juste. Envoyé dans le Midi, il passa quelques mois à Albi, à surveiller V emmagasinage de boulets d'artillerie, puis à Toulouse; là, pour une fois, lâchant son cher grec, il sacrifia à Vestris et à la vie joyeuse. De retour à Paris, il jiartit bientôt pour l'Italie et assista à la prise de Civita- Vecchia. Il ne dut qu'au hasard de ne pas être tué: parti avec quelques soldats comme parlementaire chargé de sommer la ville de se rendre, un rouleau d'or qui avait troué sa poche et qu'il chercha en se baissant, lui 2^^'"''^ d'échapper à la fusillade oîi ses compagnons tombèrent. Quelques mois plus tard, alors que l'armée française était forcée d'évacuer Pome, flânant un soir dans la rue, il fut assailli par la foule aux cris de: « Mort au Jacobin! » Un coup de feu retentit et alla frapper un vieille femme auprès de lui.
Rentré en France malade, il se soigna tour à tour à
SL'R r.-L. COUUIKR III
Paris et à la Chcvonnicrc, le domaine tourangeau qu'il a rendu célèbre. Naturellement il employa ses loisirs à approfondir la langue de Déitwstltènc ; il s'occupa aussi de la
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