‹ Pan, comédie satirique en trois actes, en proseChapitre 48 sur 84 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE CAPUCIN

Je vous assure que c'est après. Je n'ai jamais rien vu de plus affreux.

L'ABBÉ

N'insistons pas. Enfin, il refuse?

LE CURÉ

Il l'a crié de toutes ses forces, et s'est mis à rire.

LE SECRÉTAIRE

Est-ce le rire diabolique ?

LE CURÉ

Certainement.

L'INSTITUTEUR

Comment rit-il?

LE CURÉ, d'une voix de tête, et, malgré lui, sur le ton de Vite ?nissa est.

Hi..Hi.. Hi...Hi...

LE CAPUCIN

Non, comme ça {d'une voix de basse taille). Ho... Ho... Ho... Ho...

LE CURÉ

Parfaitement. C'est bien le rire du démon.

Hilarité générale.

L'ABBÉ

Messieurs, soyons sérieux. Encore une fois, ce n'est pas le moment de rire.

LE BOURGMESTRE

Il faudra bien le prendre par la douceur. Je ne vois plus que ce moyen-là.

PIERRE

C'est le seul moyen; monsieur le Bourgmestre. Vous obtiendrez ainsi de lui tout ce que vous voudrez. Il est doux comme un agneau.

LE CURÉ

Il n'y a plus à songer, en tous cas, à le faire entrer dans le corps d'une bête. Il m'a crié à ce propos un mot obscène que je ne veux pas répéter.

LE CAPUCIN

Dites-le moi à l'oreille. Il faut que nous sachions tout. Le démon se reconnaît à ses paroles.

Le Curé chuchote à l'oreille de son voisin le Secrétaire, lequel répète le mot à l'oreille de l'Abbé, qui le répète

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