‹ Pan, comédie satirique en trois actes, en proseChapitre 50 sur 84 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

LE PAYSAN

C'est que je crains que mon porc n'en soit malade d'émotion, et n'en meure.

LE CURÉ

Allons bon ! on vous le payera.

LE PAYSAN

C'est beaucoup de bonté, monsieur le Curé. Mais le petit service...

LE CUPiÉ, fouillant dans sa poche, puis, se ravisant et prenant un des vases d'or qui sont sur la table.

Tenez !

LE PAYSAN, ébloui.

Oh!... Mais c'est de l'or!

Il s'en va vivement.

PIERRE et ANNE, se levant et le retenant à la porte.

Ça, jamais !

Ils lui arrachent le vase.

LE PAYSAN

Eh ben, quoi, brigands ?

Tous trois se disputent.

LE BOURGMESTRE

Garde ! Mettez-les tous trois à la porte.

Le Garde-Champêtre met Je Paysan, Pierre et Anne à la porte, qu'il referme sur eux.

Messieurs, reprenons ces débats, puisque les paroles et les cérémonies de l'Eglise n'ont pas abouti. Que nous reste-t-il à faire ? Que chacun émette son avis.

L'ABBÉ

Je suis d'avis qu'on le livre au bras séculier, et que nous nous en lavions les mains. Pour ma part, j'en ai assez.

LE BOURGMESTRE

Messieurs, je ne partage pas cet avis...

Bruit au dehors. Après un moment de distraction générale provoqué par ce bruit.

Je ne partage pas cet avis.

LA VOIX DE LA MÈRE ANUS, au dehors.

Gomment ! Comment !

LA VOIX DE PIERRE, au dehors.

Adressez-vous au Curé.

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