‹ Panazol, comédie en 1 acte, en versChapitre 18 sur 28 · SCÈNE SIXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SIXIÈME

MALISSARD.

Il compte ses morts.

. A part.

J'en rirais bien. — Mais j’ai de si grands torts!

Haut.

Faisons l’e?.u sucrée.

GEORGETTE, riaat toujours.

Très-volontiers.

Appelant.

Jeanneton !

MALISSARD. vivement.

Fais-la toi-même; elle sera mieux faite.

SAINT-CHINON

Je m’en charge.

MALISSARD, avec effusion.

Merci.

Saint-Chinon va prendre le plateau qui est sur la table devant la feuélre, le pose sur le guéridon et se met en devoir de faire l’eau sucrée. *

GEORGETTE, regardant son père avec stupéfaction.

Mais je suis stupéfaite.

Vous êtes sérieux, alors?

MALISSARD.

Comme Caton.

GEORGETTE

Vous plaignez ce monsieur?

MALISSARD, passant devant elle. **

Ce monsieur est mon gendre.

GEORGETTE

Et vous le défendez?...

MALISSARD, ajoutant un énorme morceau de sucre au verre d’eau sucrée

que Saint-Chinon prépare.

Sois bonne.

• Malissard, Georgette, Saint-Chinon.

Georgette, Malissard, Saint-Chinon.

PANAZOL

GF.ORGETTE.

Moi?

MA LISSA RI), on «joutant un ««coud.

Sois tendre.

MiORGETTE.

Pourquoi ?

MA LISSA RI), levant les yeux au ciel .

Pourquoi !

Mettant un troisième morceau de sucre*

Mets-le dans du coton.

GEORGETTE

Jamais! jamais! — Je vous regarde.

Sans rien comprendre à votre ton.

Vous ne venez donc pas me chercher?

Dieu m’en garde !

GEORGETTE

Soit, je partirai seule et sans plus de façons.

MALISSARD

Sois douce pour Ernest.

GEORGETTE

Encore?

MALISSARD.

Sois parfaite.

GEORGETTE

Parfaite!

MALISSARD.

Imite-moi. — Vois comme je le traite.

GEORGETTE

Mais quels torts avons-nous?

MALISSARD.

Ah! nous les connaissons,

Tu mère et moi !

Page 1