AVANT-PROPOS
Il n'existe pas de signes nets et constants qui traduisent, en clinique, la lésion, pourtant fréquente, qu'est l’inflammation chronique du pancréas. On les a demandés au laboratoire, mais en vain, car, si les épreuves chimiques peuvent évaluer le déficit glandulaire, elles sont impuissantes à fixer la nature de la lésion causale.
La pancréatite chronique n’est cependant pas qu'une « expression anatomique », et, parmi les syndromes, qu’elle conditionne, l’un d’eux a une histoire chirurgicale, vieille de près de trente ans, /a pancréaltite avec ictère. Ce syndrome correspond à des faits très précis, échelonnés entre la lithiase cholédocienne et le cancer du pancréas. Son diagnostic, difficile, a fait beaucoup pour la réputation de rareté qui lui est attachée. Nous avons cherché à mettre dans son étude un peu de cette tendance critique, (que nous ont inculquée nos Maîtres, nous efforçant de faire le départ entre les faits certains et précis et les données vagues ou douteuses, qui, trop longtemps, ont obscurci la description des pancréatites chroniques
CATATES
Nous avons donc recherché, dans la littérature médicale, les observations indiscutables de pancréatite chronique avec ictère, et, les confrontant avec les observations inédites qui nous ont été confiées, nous avons essayé de tracer à grands traits le tableau chirurgicai de ce syndrome.
A cette étude, ainsi transposée sur un terrain pratique, <e trouve étroitement liée, celle des anastomoses biliaires, d’abord parce que les résultats les meilleurs de ces opérations sont faits justement des tumeurs inflammatoires du pancréas, et aussi parce que, leurs indications n’ayant pas ici un caractère absolu, il convenait de préciser ce que l’on peut en attendre. Ainsi, avons-nous été amenés à esquisser une étude physiologique des bouches de cholécystogastrostomie, et nous n’avons pu que confirmer pleinement ce que JABOULAY disait de cette intervention, il y a vingt-cinq ans, alors qu’elle était, avec une unanimité presque complète, jugée contraire aux lois de la physiologie. |
Nous nous rendons bien compte des imperfections et des lacunes que présente notre travail : le nombre important de publications qu’a suscitées la pancréatite chronique, l’absence de tout travail d'ensemble sur la question précise que nous avons abordée, les divergences de point de vue, parfois capitales, existant entre les auteurs, seront notre excuse.
L'intérêt de notre thèse réside d’ailleurs surtout dans la-part qu'a bien voulu y prendre notre Maître, M. le Professeur Bérard : ses directives nous ont été précieuses et nous lui en témoignons notre profonde
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gratitude. M. le Professeur agrégé Santy nous a guidé de ses bienveillants conseils, pendant toute la durée de notre travail ; nous ne saurions assez l’en remercier.
Nous sommes très reconnaissant à M. le Professeur Patel et à M. le Professeur agrégé Cotte de nous avoir fourni également, sous forme d’observations, les bases essentielles de ce travail et fait bénéficier de leur expérience de la question.
M. le Docteur Delore nous a donné une nouvelle marque de sa grande bienveillance, en nous confiant de nombreux documents originaux; nous l’assurons de notre gratitude et de notre respectueux dévouement.
Nous devons aussi des observations originales à nos maîtres dans les Hôpitaux, M. le Professeur Tixier M. le Professeur Villard, M. le Docteur Alamartine, que nous remercions bien vivement pour l'intérêt, qu'ils nous ont ainsi témoigné.
M. le Professeur. Bard, M. le Professeur agrégé Savy ont bien voulu nous donner de très autorisés conseils ; M. le Professeur agrégé Favre nous a confié, avec une observation inédite du plus haut intérêt, le développement d'idées qui lui sont chères ; M. le Docteur Japiot a bien voulurinterpréter nos clichés radiographiques : nous les prions de vouloir bien accepter l'hommage de notre reconnaissance.
Toute une partie de notre thèse a été faite en collaboration intime avec nos amis les Docteurs J.Barbier, Chef de Clinique Médicale, et Beaupère, Interne des Hôpitaux; qu’ils trouvent ici l’expression de notre affectueuse gratitude pour toute l’amabilité et, sou-