CREVIER
Un pays s'hoftore toujours à con server la mémoire de ceux qui ont été hommes de bien.et les institutions qui leur doivent l'existencf se grandissent en perpétuant leur souvenir.
Nous fesons cette réflexion à propos du panégyrique de feu M. le G.
V. Crevier, prononcé par M. Charles Thibault le 30 juin dernier au petit séminaire de Ste Marie de Monnoir.
Ce panégyrique vient d'être publié en brochure et nous en avons reçu un exemplaire avec beaucoup de plaisir.
Feu M. Crevier a été avant tout un 1 homme de bien. La ville de St Hya- j cinthe a été d'abord le théâtre de ses exploits apostoliques et a^,fessenti ia-
(première l'effet des largesses et du grand cœur de son dévoué cure. Ste Marie de Monnoir a connu la seconde période de cette existence si bien remplie, et elle lui doit la fondation de son collège, de son hôpital et de 4on trouvent.
Il appartenait plus particulièrement à l'institution classique dont il fut le père d'exalter la mémoire de M. le G. V. Crevier, et sur ses cendres à peine refroidies de redire les vertus de ce prêtre humble et pieux et de ce grand citoyen. La tâche a été dévolue à un ancien élève de la maison qu'il avait fondée, et M.Chs Thibault a rempli ce devoir avec toute la chaleur d'un cœur convaincu, la reconnaissance d'un fils dévoué et le talent qui distingue l'orateur.
Cette brochure racontant la vie de M. Crevier devrait'être dans toutes les familles — surtout dans cette partie de la province oii son dévouement a été le plus connu et a produit le plus d'effets. La photographie de M. Crevier qui est en tête du panégyrique, est très ressemblante.
^ Mn*-t G. V. CREVIER
C'est un nom qife l'histoire a déjà inscrit dans ses annales, a côté de ceux dont s'honbre notre pays.
M. le Grand Vicaire Crevier était l'un de ces grands cœurs embrasés du double feu de Ja foi et du patriotisme. Développer les intérêts matériels et moraui de notre population, tel fut l'objet de toute sa vie
Ste. Marie du Monnoir à plus spécialement bénéficié du spectacle de ses. vertus èl du résultat de ses efforts. C'est un homme qui appar lient cependant" au Canada tout entier
par la lecture du panégyrique pro nonce par M. Charles Thibault le 30 juin dernier, et dont l'auteur a bien voulu nous faire tenir une copie.
Nos orateurs devraient plus souvent employer ainsi l'éclat de leurs talents à nous faire aimer ces hommes de bien que la po-tèrité appellera des bienfaiteurs de Ihnniauilé.
Nous avons reçu il v a quelques .jours une superbe broclrhre intituM-e : " Tanégyrique du révérend Edouard Crevier, V. G. prononcé à la distribution des prix au petit séminaire de Ste-Marie de Monnoir le 80 juin 1881 par Charles Thibault, écr, avocat ,et échevin de Montréal."
Dans une trentaine de pages, Fauteur de ce panégyrique s'est étudié surtout à faire ressortir toute la noblesse de caractère, les talents et les vertus de cet illustre fondateur du collège de Ste-Marie, le regretté M. Crevier. Comme tous les fondateurs de nos institutions religieuses, Messire Crevier a dû sacrifier ses , veilles, son argent et sa santé pour l'œuvre qu'il a réussi à mener à bonne fin. De même que les Painchaud, les Grirouard, les Leprohon et tant d autres amis de l'éducation et fondateur de séminaires,M.Crevier sut poser sur des basçs solides son œuvre de prédilection. Comme eux aussi il a trouvé des cœurs reconnaissants parmi cette pépinière déjeunes gens qui ont puisé leur éducation dans ce collège si ilorissant.
M. Charies Thibault, orateur si vanté et si bien connu, est un de ces enfants les plus distingués du Collège Ste-Marie de Monnoir. On lui avait donné la tache difficile de faire le panégyrique de son ancien supérieur.
Ces reflexions nous sont inspirées '}^ ^'^'^ ^^^ acquitté avec honneur, et
nous pouvons dire à sa louange, sans vouloir toutefois blesser sa modestie, que ce panégyrique est un petit chefd'œuvre de pensées et de style. Nous le félicitons chaleureusement de ce travail qui l'honoré et que toute la presse a applaudi.
M. L.E O. V. CRKVIKR.
L'emcombrement des matières nous a empêché jusqu'i aujourd'hui d'accuser réception du paaé^yrique de feu M.le G.V. Crevier prononcé par M. Charles Thibault,le 30 juin dernier, au oollèjce de Sainte Marie de Monnoir. Nous
' €'est pour s« cliarilô pour îa lenwesse ei pHi son dévouement à l'édiic.tiiod fjiiece hoiirrêiie a su, durant sa vie. ronqtièrjr IVplime et 4'admiralion de tous ccui qui )*çnt connu coinnie de cetix qui on été roh}et de sa sollicitude.. Les Supéiienra du Petit 8t*n[)ii)Hr«% de Sle. Marie de MounoJr, voulant paifer un dernier tribut de reconnaissai)<.e à celui qui fut jadis !eur ami de^Oiié
et leur généi^eoipiolecleur, aviiien^
v t' * ^ 1'^^^-.; j'„„ 'invité M. Oh s. TTjiBtfèfli a faim te
remercions beaucoup 1 auteur do 1 envoi d un r : . ., r- „J:« . i^ a^
^ panegyriflue de M. L evier, lo's de
•lemplaire de cette brochure. la disiributioiî solennelle des p'iï
xc 1 r. -ir n • ^ ^.„^ &\c.^' au coUège Slé. Marie, le 30 ii'in dei-
M. le G. V . Crevier occupe un rang élevé , '* ^ *
parmi les véritables grands hommes de la pro- \^ sujet était beau, et il faMàU une
vinco de Québec. Toute sa vie a été consacrée «J^i^ d« m-'î^^'* pour faire le lablgau ^ , M. TtiibaDll, au dire de,ceu.T gui l'ont
aux travaux apostoliques, à la belle cause de .entendu, ne 8' est jamais montré aussi
l'éducation, d'abord à Saint-Hyacinthe, puis à éloquent.
. . , Nous remercions rauteur du pa-
Sainte-Mane de Monnoir. G est lui qui est le | \4gy,.iqup (je M. Crevier, de l'envoi
fondateur du collège qui fait l'orgeuil de cet- d'un exemplaire qui a été mis en
bîochure. C'est un beau souvenir te dernière paroisse. . j^^ j^pcjens élèves du Collège de
M. Thibault, ancien élève du collège do Ste-Mari© et pour tous ks amis de Té
,, . 1 T <- ducation.
Sainte-Marie, a su retracer avec chaleur et
élégance la vie de cet homme de bien donti ^ 'tU. * ,' "' *'\^^'''
le souvenir vivra longtemps en notre pays j Panegirique du Revd. Edou- Cette bio Taphie devrait se trouver entre les ard Crevier, V. G., par l'E-
• j° 1 • j 1"! . .î^., chevin Chs. Thibault.
mams de tous les amis de 1 éducation. ^
Nos confrère.s de la oressf^' ] font de grands éloges du pane" j
girique du Révd. Edouard Crevier, Y. G.j par notre éminent homme de loi et orateur l'échevin Charles Thibault.
Cette biographie d'un homme aussi distingué vient d'être publté sous forme de pa^Tiphlet ; et si nous n'en avons pas parlé plutôt, c'est que nous n'avons jamais eu le plaisir de lire cet ouvrage qui a été si bien accueilli partout. Voici ce qu'en dit le Cotirrier de Mo?itreal :
^ Mr. L§ a y^revler
NoflKs accusons »écer.lion du panègyiiquede feu M. le G. V. (.levier, prononcé an petit Se'ninnî<e de hrainle-Maiie de Mfionoir le 30 juin deiuie*-. par NV Ci);"les Tuibaoït.
avocat et Echevin de Monlré;il. A), le G. V. C'ovier est le fondateur du' collège de Sle. Marie de Monnoir dont M.. TThibaull est no des anciens éieves La menioire de ce vénerauly pTètre qui s'est éteint le "22 janviec 1881 1^ rage paliiarcat de 81 ans, sera toujolps bénie parmi la popnU-lion d« celte Province.
Piinejo'rlqn» Un R«t<1. Bdonnrtl Cre*
vl«r, V. a., pmr l'Keli«vln <'IM.
TliIbnuU.
Il y a longtemps que nous aurions dû donner une brùve esquisse do ce pani^gyrique, mais comme il n'est jamais trop tard pour accueillir avec bienveillance et faire connaître à ' grands traits une œuvre aussi forte, aussi pleine de patriotisme que l'histoire du Révérend Edouard Crevier, nous nous* empressons de réparer notre omission.
Au dire de tous les auditeurs, M.
Thibault, dans ce panégyrique qu'il a prononcé, il y a quelques mois, à la distribution des prix au collège de Ste Marie de Monnoir, s'est placé au rang de nos meilleurs orateurs : inutile d'ajouter qu'il fut à la hauteur de la circonstance. Tout, d' illeurs, se prêtait à un sympathique développement : cette enceinta collégiale qui avait résonné si souvent des bons conseils de l'illustre absent ; cette assemblée éniue, et qui avait &i bien connu celui dont on pleurait la perte ; ce collège, fruit de sacrifices sans nom^ bre ; cette paroisse enfin, théâtre des grandes actions de M. Crevier, tout devenait un sujet de louanges au fondateur du collège do Ste Marie, et une cause de regret chez les auditeurs pour l'irréparable perte qu'ils ve-, naient de subir.
Ecoutons M. Thibault nous dire pourquoi il pleure la mort de co grand homme :
Ces douleurs muette» et inconsolables, anciens amis, nous les ressentons à la pensée du nouveau cercueil qui contient les restes de celui que nous avons aimé comme un bienfaiteur, que le monde a honoré comme un grand ; que les pauvres ont chéri comme un père ; que les fidè-cs ont vénéré comme un apôtre.
Pouvait-on mieux résumer la vie de ce grand apôtro de notre pays, de cet humble prGtre qui, durant 55 années de prêtrise, s'oublia continuellement pour ne songer qu'à la religion bt à son pays /
M. Thibault devait en premier lieu écrire une biographie complète de celui qui fut le fondateur de son A /ma Muter : mais, à cause de certaines circonstances, il ne put donner suite à cette heureuse idéde ; ce qui ne l'empêcha pas, toutefois, de composer ce panégyrique, oii il s'est attaché surtout à retracer les nombreux bienfaits do 'M. Crevier comme citoyen, comme patriote et comme ami des pauvres et de la jeunesse.
iS^ous devons dire d'abord que jamais nous n'avons lu de biographie plus intéressante, plus suave, plus remplie d'heureuses idées. Le sujet ne piùtait pourtant pas à de grandes phrases ; mais cette longue carrière sacerdotale, si remplie d'humilité, de sacrifices d'amour de Dieu et du pays, devenait si attrayante, si belle, que les mots les plus simples en devenaient la meilleure expression. En lisant ce panégyrique, nous nous re portions involontairement aux premiers temps de la colonie, alors que dans toute grande entreprise l'humilité était encore plus grande que l'abnégation.
^^ Thibault s'est révélé, dans cette esquisse, excellent littérateur et aussi bon coloriste qu'il est célèbre tribun.
Inutile de parcourir, de commenter les détails de la vie de M. Crevier ; tou> le monde les connaît ; Chacun peut, d'ailleurs, en conserver le précieux souvenir en se procurant cette excellente brochure qui rappelle à notre mémoire un grand bienfaiteur de notre province.
"en même temps qu'elle nous apprend le bien qu'il nous faut faire, et les mojens de l'accomplir.
Et tout doit nous engager à conserver ce précieux panégyrique.
Celui dont on y fait l'éloge fut un des nôtres, et l'un des meilleurs parmi noua ; son œuvre fut essentiellement nationale et religieuse ; son rôle, pour avoir été plein d'humilité, n'en fut que plus important et mieux rempli ; enfin, l'œuvre de M. Thibault alliant la délicatesse du style aux charmes de la pensée, en voilà assez pour engager à la lire.
Si la satisfaction d'avoir accompli | une bonne œuvre notait pas pour son auteur une recompense suf&sante, nous dirions à M. Thibault qu'il mérite les félicitations du public pour avoir si bien rempli ses devoirs d'enfant dévoué à son Aima Mcder et pour avoir en même temps rendu à notre nationalité un aussi juste tribut. p. S. — Ce panégyrique est en vente chez les libraires.
car celui-ci a été son bienfaiteur ; c est auprès àe lui, sous sa sage et paternelle surveillance, qu'il a fait ses études et appris à se conduire dans la vie.
En tête de la brochure on voit le portrait en photographie du Révd M. Kd. Crever ce qui ne peut qu'y attacher du prix. Merci pour l'envoi d'un exemplaire, y^'
A ces justes éloges du CjmMtjMtionnel aux quelles nous souscrivons de tout cœur, nous devons ajouter que ce travail de Mr. Charles Thibault démontre bien son grand talent. Et dire que des adversaires politiques, ignares et sans états de service, ont voulu dénigrer les ressources extraordinaires de ce Canadien honorable !
Mr. Thibault se venge de leur envie par l'accroissement de sa renommée et de ses mérites.
Nous venons de recevoir 'une
très jolie brochure contenant le panégyrique du Révd. Edouard Crevier, V. G., prononcé à la distribution des prix au collège de Ste. Marie de Monncir, le 30 juin dernier, par M. Charles Thibault avocat de Montréal.
On se rappelle, sans doute, que le regretté Messire Ed. Crevier est décédé à ce collège de Ste. Marie dont il était le fondateur, en janvier dernier, à l'âge avancé de
81 aus.
Nous voudrions reproduire ces pages éloquentes et émues de M.
Charles Thibault. Il parle en fils reconnaissant du regretté défunt.
[Pour X Album des Familles.'^
Panégyrique de Messire Edouard Orevier, V G.-Discowrs prono-ce pjir Cliiiilcs TiUBViLT, CCI-., avi.cit et e hev-m ,)c Monuc.l lo3».iirm l^Hl, «" I'»^'it bcniiuaiie do Sic. Marie de Monnoir.
F. discours célèbre, qui restera comme l'une de uoH l>his belles pages canadiennes, a soulevé l'enthousiasme de la l)resse de notre pays et l'adinii-ation des orateurs et «les Uttérateni-s de France L'Acailé-^'ie Fiançaise elle-niême a cru devoii é;!ire une lettre d'é : Elle n'est pourtant (jiUi'ui^ de ses félicitations. Nous
guère [>ï
' Kuruiis |nol);iblt'iii(»ut fKîciaion, plus tanl, de j)ii''»liriV quelques l.'ttivs iiiléi'i!S.s.mles à.
eu Sllji't.
M. rKilmult, bien qu'à l;i (liMir d > l'àg^ti ■it «'ssivo et il iviissi iluiis tims lesri
mus! O »inini' triiuin, il (Mt ré|iuté nue|
ii.ss:\iic«i <l-« |)ivinii?r orili-n ; CDinma ora-^j teiu' a -adéuiique, il Hst cliàtié, solidt? et Hiiriiiîiisut ; comiiM» OL'iivain, il avitit (l*jjà
it SI uiarqiio bien aii|>:iravaiit que sou
m fut Mïéine connu ilu [m'ilio ; coninin ino!iii-<tf, ses études sur le tarif et sur I i i>iotectii)u le rt'C()iuiii:inilèi('nt toujours a l'attention «les !)ou»ines pol'tiq\if-s du 1> ivs. Ses lettri^s sur l'inHuence du catliolicisnie et la mission des Canadiens aux I! .its-Unis, ses barani^ues politiques et - > discoiirs i»at!ioti(jiU'S, s 's lectures sur
.eis sujets, touchant la ivlii^'ou, l'avcniii s Cana liens, les questions sociales, eti\, t i!it au Canada qu'aux iitats-Unis, lui ont l' lit une gran<le ré|.utation, qu'il mérite,' lin reste, i):ir son tiav;dl assidu, sou ajudieition coiistmte, son dévouement proverl»i il, son p:itriotis:ne écl liré et s>»s eonnaissanoi'S variées, en histoire, en littérature, en cooiionue politique, en philosophie, etc.
Elève du Petit Séminaire de Ste. Marie de Monnoir et étmc pi-^wnt, en j mvier l'^Sl, aux funér.iilles (le Messire Kdouard
! .'vier, V^. G. «lu diocèse de St. Hyaoin- ;i,'^ et f>)nditeur dece P<3tit Sén)in.iirr*, M. Tuib.udt, l'ut cil irgé d'écrire 1 1 l)io^rap!iie de l'illustre défunt Plus tard, le Kcv. >r tJeanii'tte, sncoessenr de M. Crtvirr,
vita M. Tiiil-anlt à prononcer nu dis-
. irs Hur la vie de cet hoinnie de ''ien.
•st ce"ilisCi)>.irs qui vieut de paraître, en i.ioch»»re, aoM>= '•' t'-»^ de /^u/téji/riqwi de
Le Sorelois dit que M. Thibault s'est placé, par ce discours, au rang de nos premiers écrivains.
" Le Moutle affirme que jamais ce brillant orateur ne s'est élevé plus haut et qu'il sut retrouver dans ses souvenirs et dans sa grande amitié pour son vieil ami défunt, les accents les plus sympathi«iues et les plus sincères." 1 Le M,)iitreil Gazette., le Courrier de Mo)itréil, le ConslitulioHfJ, le Traïuiilleur, de Worcester, le Cuucula, d'Ottawa, le Pionnier, etc. ont fait les plus belles aporécûtions de ce discoui-s.
; Le Montreul i'ns/, parlant de ce Panégvri(|ue dit : " l'oui- ceux qui ontent<'iidu AL (Miarles Tliibtult, de .Montréil, l'avoeut et l'échevin l>ien connu, sni' un kuitiuj,
I il n'est pas nécessaire de diri- cpi'il est un or.itciir accompli, parlant nu iVaiiCj- lis aussi
I classique (pie hs meilleurs mi*m lires de l'Académie Fram^aise, et posséilant un Style qui lui est propre, caractéristique, riche, pi<pia<it et original. Ce panégyrique est un des plus beaux succès oratoires de notre pays."
Le. Coarri ;r de St. Ili/ucuilhe : " La tâche de ledire les veitns de M. Cievier a été dévolue à M. Charles Thiliault, qui a rempli ce (lev.)ir avec toute la chaleur d'un cœur onvaincu, la reconnaissance d'un (ils dévoué et le talent qui distingue
Il II 1 o
1 orateur.
The OUiW'i D.iilii Citizen : " Xous accusuns réception du Pmégyrique de M.
Crevier, V. G., de St. Hyacinthe, fait pir i\L Thil)ault, secrétaire des ,irl»itres de la Puissance. L'auteur a fait tiès i)ien de pu'pétuer la mémoire iIh l'un (ha plus bjaux ornements de l'Eglise catholique, en Canada, en un discours digm^ th; nos meiil.'Ui-s écrivains franc lis. M. Tliibault s'(«t de!>uis longtemps acquis la réputation de l'un de nos plus brillants et de nos plus effectifs orateurs dans la langue fi-an- ^aise.
Le Sorelois du IG décembre dernier, revenant au même sujet, dit :
" La vie de .Me.ssireCrevier est là tracée '•' de main de maîtrt». L'orateur n'ouMie "rien ; et des ])rei:iières anné's jusqu'à la '• tin de sa carrière, il a su faire )-essortir " d'une manière éloquente les éminentes " qualités de celui qu'il pleure encore. On " sent que le cœur est gonllé et que c'est " la reconnaissance et l'amour qui le font " puler."
Le Ctiiiadiea disait, tout récemment, un niotdecadiso )urs — un trait qui reste— comme en écrit ptrfois M. ï.nte.
" Le pmégvriqne de M. Cievier, par " NL Charles Tliibiult, est une ji>!ie pièje " d'éloquence chretit-nne. L'orat(;ur avait " à faire l'éloge, à retracer la vie d'un *• grand homme de l»ien. 11 s'est acquiué " de sa tâ'îhe en un style excellent. Le ** Piinéji/rlqae n't^st ni trop long ni trop " court. Cil Kjue idée est à sa place, " cluujue phrase rend l'i lée."
M. Thil>aulc a comjtaré le cœur humain
il une lyre mervcillcusfi. Avo ions (ju'il sait en tirer île di-licieuscs luu inonics, de merveilleux accoids.
, Il atk-ndrit oomnie un soupir, il peint comme nn artiste, il f.iit pleurer comme un souvenir, il fuit aimer son héros à votre insu, il vous iil.-ntifie î\ la cause <|u'il proclame, à la vérité qu'il éionee, à la cause qu'il s nititMit. Tout cela est de l'artiste et M. Tluliault est tout cela. Mais citons plutôt :
Après avoir retracé l'origine de .^^. Crevivr, l'abandon du Canada [cir la France -luelques années avant la naissance de ce piètre ilistiniîué et l'action du prctro canailieii sur les destinées nationales, l'orateur nous montre le jeune 'Jrevio;-, bon fils studieux éojlier et professeur dévoué au C'ilè're de Nicolet. Mgr Raymond le décrit comme directeur du Collège de Saint- i Hvaointlie, dans une page aussi i)ien pensée que bien dite, adresséj à M. Tliibanlr. M. Urevier devint curé de St. Ilyacintlie. |
" Sa vie y fut agitée souvent, orao-euse pai-fois, laborieuse toujours." Il y fonde d'-s écoles, nn Lô.)ital. y bâtit des églises, / prêche des letrniie.s, exalte le p!itrio^ gwsme de ses ouailles, combat l'apjsta.sie, multiplie ses œuvres Tfe charité et de bienfaisance.
Ce fut après raccomplissemr>nt de ces grands travaux et après avoir refusé les hojmeurs de l'épisopat qu'il fut envoyé prendre la diri-ctii)n de la p.iroisse de Ste. Afarie de Monnoir.
" Sur ce nouveau théâtre, continue rOrateiir, contemi)Oi-ains de ses œuvres, témoins de ses travaux, o!)jets de ses constants elforts, vous l'avez mieux connu, vous l'avez appiécié davantage; vous lel l'en irez sans cesse. Sa mémoire vit pir-l tout?-, gravé dans le plus intime de vousmênes, au sommet de votre propi-e cœui-, dans la reconnaissance des pauvre.s, dans les larmes des orph'-liiis, dans la tendresse de ces anges de charité qui, pour eux, oat nmiplacé leurs mèics,— comme au frontispice de ces glandes maisons d'éducation qu'il a élevét^s si haut, que, semblal)les à cette échelle de Jacob, il a pu s'en faire un point d'appui pour escalader les hauteurs du ciel."
Puis l'on assiste en 1852, à la fondation du (A)llège de Monnoir, sur des bases nouvelles et pratiques. Le couvent est aussi créée— l'hôpital les suit de près. L'éducation est améliorée : le svstème des études
n)odilié, etc. L'â^e k>i-ce M. Crevier do se retirer a 78 ans ! Il va chercher refuge
au milieu
«les piuvri's auxquels il fut tou-
jours si dévoué, dans l'hôpital fondé par
Li VOIX I)Ù PEUPLE. I
(it. .leau. Vendredi I3 Jan. i8Sa j
PenMeEBire BcLonird Gravier V. G
L'abondance des matières nous a cm
pôohé jusqu'aujourd'hui do dire nu'
mot d'une mag liûque petite brochure que
nous avons sous les yeux depuis plusieurs
jours ; le pan«$2yrique du Rvd Edouard
Crevier, V. G. prononcé par Charles
I Thibault, Eor., avocat, et échevin de
I Montréal, le 30 juin dernier, à la dietri-
, bution des prix du petit Béminairo do Ste
Marie de Monnoir.
Ce panégyrique doit être mis au nom bfe de nos meilleures pages de littérature Hien de plus n'est à déairer, ni dans la forme, ni dans l'expression. Comme toutes les œuvres littéraires de M. Thibault, celle-ci porta un cachet d'originalité et de perfection qui le placent au pra mier rang parmi nos hommes de lettres.
Depuis longtemps on connaissnit M.
Thibault comme un de nos tribuns jx)pnlaires len plus puissants et les plus agréables à entcudre : après l'avoir ainsi conçu comme orateur politique émérite, il nous fallait avoir uoe occasion de l'apprécier daus le genre plus calme et non moiu-' élt\é do l'éloquence eaciée. Cette ocCdiion s'e.'îtpiéstiitée le 30 ji\ia dernier Il s'a^is.-ait do Ikire l'éloge du fondateur du Séminaire de Ste Miiriedo Monnoir, fcu Mestire Crcvier, V. G. Pour la circonttaooe, le« tupérieurs de OicWi maii^on avaient invita trois orateurs qui devaient 86 partagi-r la tâche ardue de parler dignemeLt de celui dont Ja mémoire restera intffaçablo ddcs le cœur de tous ceux qui Tout coanu. Pour une raison ou pour uoe autre deux dts orjiteurs manquèrent ot M. Thibault se trouva seul et dût rem
L<> p*u^pyrique Cumprfûd troiî* i>ftr- ^■ite dans U prouiit^ro l'cratcur parlo d^ A!e6.^ire Crevier dans hon apostolat, dang la iJ ' arre la vie dooe taiiit prf-
' ^ .' mur lieu il traito le grand ujt'i de l'édacatioD dont Messiro Crevier fut l'uD de« plue ardent>< propaijateura
Cei troifl poiuts eut été admirablement bito trnitAjet développAj. On no peut ctitaictDtieiit |ws exprimer du plas belle» jvnsic^.ni du plus bt-aux somiuiuits dans '.m ]an<ngc plus obatié et plus cbariuaut. M. Thibault a prouvé que, b'U peut à son sç6 poramandor aux masêe?, il ^ait auijhi f^monvoir lea a^soniblées les plus Itt trôff et leur arrpcbor de loaga et fréquents •jjtplaudisi^mciîts eu tcievaut aux acoentfi EoblirneB de léloquencc. Po l'avis <ie tous ceux qui Tout entendu la 30 juin M. Thibault n'a jamaibétc plus éloquent que ce jour-là.
Pour donner une idée de oe panégyrique et montrer con-Ueu U0U8 avcnf raisou de parler ainai, nous en détachons une page que nous rt produisons.
L'orateur pane des bienfaits fâ^^fiiis « tjotr« paye par l'apostolat dont Méssire Crevier est une des gloires les plus pu- j r*-. j
; " Qaclquee anuôjfl avant la nais.sauce { ' de Mtssire Crevicr, un ujalheur irrépa- 1 rable aux yeux du patTiotii<me, était venu fondre sur cette colonie. Léj^ armefi ! viotirieuses de-» Monicalm, des LéviCjdes i Bourlamaqucs, d.« Buugaioville et <»« | l.'urs héroi |ues compa>^non«, en y jetant | leur dernier uJaifi^atl•;'ot éclat, u'avaient j fait que précipiter notre chûtf !
'• L' Angleterre avait conipioté depuis lOngtcmpf^ notre auéaritisscmtut complet ; aux yeux de.-* rages d'alors notre ruine était certaine.
•'Mais quand braël était taufr^oi, Dieu ini «iscitait encore des PropUètefi, ot ces ebtrfs cat i; ' '- ^nlp^upieéteient nppalé- Mai co . iHioOftdltfo, à
le préserver .1 dîstr.io-
♦ iou.
oomuK.lt«.Dt parlois de MOgul ùfoa mé
prisjc-s.
'• L'Aigleterre avuitjuré !a ruine du
piuplt lauitditn, ( t tV. lui iair.sait oeux
qai jou^ M cLit 6 uls Ic dcleudro 1 1 leiau-
ria- (.fî.acxmeut, wx» va::ic'uib scà jjuide.- F&s consolateur?-, ?cfi apOtrcs. ses piètres.
•* Le Ciel 8e jouait uiofi des vains complots : il se moquait ainsi de ses pervers desseins, car, la Croix avait vaincu le monde et le prêtre portait la croix. Kt son coMir était rempli de {,atriotif.me ; de son âme irradiait la mansuétude, et ses mains étaient pleines de bénédictions qui se répandaient ùuus l'âme de nos pères, comme la bieufaicante n>*ée do matin, au sein de noa prairies en fleura.
" Et avec le prêtre, le peuple espéra de nouveau ; et aveo lui il combattit sans courber la tôt». La dernière vertu qui meurt cbez nou?. f«». toujcnra l'espé-'
raace I
•• Mais à cause de la fublimité de leur
vocation, Dieu prend un soin extrême de
ceux qu'il appelle.du haut do sa Maje.^té
à un si saint mais si redoutable ministère
Il orne même le cœur de leurs parents de
toutes les grandes vertus.
" Aussi ceux de fer Messiro Edouard
Crevier, en sonfeils de parfaita modèles :
sa mère- .': Lit une femme forto par le
I cœur, grande par l'humilité, charitable
i comme nu apôtre, dévouée comme un
ange.
" Rien ne fut u^iliié par elle pour inculquer au coeur, encore tondre du jeune Edouard, les grands prinoip<s do vertu d'abnégation, d humilité, d'amour du travail qui seront l'ai ûme de »a vie, et sur. toutiîette Afdtute ebariié qui ciT.eîa à jamais sa couronne d'«in-fci brillant éclat.
*' Car les premièns su pressions Mibsis tent toujours !"
Voilà huivant noua une page qvi ne laisse rien à la critique ot qui lait bot uGur À celui qui l'a écrite. Nous en féli. citons l'auteur et aouo lui souhaitons tout le succès qu'il mérite.
Nous venons de recevoir une trèsjolie brochure contenant le panégyrique du Révd. Edouard Crevier, V G., prononcé à hi dîstiibution des prix au collège de Sainte- Mari^ de Monnoir. le 30 juin dernier, par M. Charles Thibault, avocat de Montréal.
On se le rappelle, sans doute, que le. regretté Messire Ed. Crevier est décédé à ce collège de Ste. Marie dont ilétait le fondateur, en janvier dernier, à l'âge avancé de 81 ans.
Nous voudrions reproduire ces pages éloquentes et émues de M.
Charles Thibault- Il parle en fils re- C:)nnaissant du rcgrettç défuiît, car celui-ci a été son bienfaiteur ; c'est auprès de lui, sous sa sage et paternelle surveillance, qu'il a fait ses études et appris à se conduire dans la vie.
En tête de la brochure on voit le portrait photographié du Révd. M, l£d. Crevier ce qui ne peut qu'y attacher du prix. Merci pour l'envoi d'un ■exemplaire.
Panegyr!qu« da Mosslre Ed.
Gravier par M. Chs. Thibault.
Le 22 janvier 1881 expirait à Ste. Marie de Monnoir P. Q., à l'âî^e avancé de 81 ans, Messire Edouard Crevier, que beaucoup de nos lecteurs ont dû connaitre.
Avec M. le Grand Vicaire Crevier— on le désip:nait le plus souvent ainsi — disparaissait l'an des
représentants de cette génération 1 --^ ^
dont les survivants-rares auiour- 1 d'hui — sont comme des souvenirs
Amo élevée, charitable et pleine de sensibilité; homme d'action autant que prédicateur remarquable, toujours en éveil, et ' ])rét au moindre symptôme, à ' tout entreprendre pour combler une lacune, soulager la misère, ] pourvoir aux besoins temporels iet spirituels do ceux dont il avait charge d'âmes, sa carrière fut I l'une des mieux remplies. Partout où il passa, on le Ait élever ides églises.fonder des hospices et ) des maisons d'éducation, dont la plus en reliel est le petit séminaire de Ste. Marie de Monnoir.
C'est dans Tune des grandes salles de cette institution qu'au mois de juin dernier, sur l'invitation des directeurs de la maison, et en présence d'un nombreux public avide de l'éccuter, M.
Chs. Thibault, avocat, prononça l'éloge de Messire Crevier.
Ce panégyricjue a été mis en brochure, et distribué à la presse et aux amis de l'auteur, lequel est un ancien élève du collège fondé par Messire Crevier.
C'est un beau morceau d'éloquence, dans lequel M. Thibault a mis tout son cœur, sa facilité d'élocution, la richesse de son 1 style, et l'éclat de son talent oratoire.
Nous avons parcouru ces pages avec un grand intérêt et une vive satisfaction, et nou.s remercions bi^a sincèrement M Thibault, de npns a voit adressé un exemplaire
Nous accusons réceplioiitt une (liarmante brochure inlilulée, *' l'anoyyri que du Révd. Messiie VA. Cievier, lonilalL'urdu collège Sle. Marie de Monuoir ; discours prononcé à la distribution des prix, eu juin dernier, par M. Charles Tliibault, avocat, écheviu de la cité de Montréal. C'est un ma gniUque aperiju, l'histoire de la vie d'un grand prêtre, l'une des nombreuses pages d'histoire contemporaine se inées parle fécond orateur et écrivain.
Nos remerciements les plus sincères à M. 'riiiLKiai' [lour re gracieux envoi.
eus lisons dans le Jlu/nh' :
Nous sommes heureux de cuij.s tater que le disepur.s ou panugvrique de M. Crevier pui M. Chs.
Thibault est uccueilli partout avec le plus grand plaisir aussi Tauteur a-t-il reçH des ineill«urs littéra»^ teurs de ce pas i-t de Fr:\Hce des lettres intéressantes qui seront publiées plus tard, l'armi cellesci on trouvr Li'io de Son Excellenoe Te Marquio île Lovne, de Mgr.
Kayinond, des Abbiîs S. K. l>e('i;i et Provençal, de THon. Juofe i
ier, de MM. Emile Ivellei', Clau-.
io Januet et E. Hameau, des} Comtes de M un et do Foucault etl de M. Camille Doueet, eu sa lité de Secrétaire de l'Acaduri-- Française, etc. i
Panégyrique du rkv. E. Crevtek, V. 0., par M. Charles Thil.ault, avocal.^^ ^^^(^^ %ÙU^*^^**^^4lfM^g^
C'est une belle lij^Mire que celle de M. le Grand Vieaire ^ Crevier. On y reconnaît lo meilleur type de nos fondateurs de eollè-je : esprit élevé ; cœur généreux, dévoué juscju'à l'entière ahm'i^ration de soi-même ; caractère fortement trempé pour le travail et la lutte, sachant mener à travers les obstacles une entreprise à son terme. M. Crevier était peu connu en dehors du cercle intime de ses amis et de la famille qu'il avait réunie autour de lui au collèire de Ste-Marie de Mannoir ; ce panégyrique le révèle, pour ainsi dire, et le met en pleine lumière. A ce titre, M. Thibault se trouve avoir fait mieux qu'un beau discours, il a fait acte d'élève reconnaissant et, aussi, de bon citoyen ; car, s'il est des canadiens plus illustres, il n'en est point qui soient plus dignes d'honneur et de vénération que les fondateurs de nos collèges. Du reste, il ne manque à l'œuvre de M. Thibault rien de ce qui constitue le mérite littéraire, ni l'élévation de la pensée, ni l'élégance du style, ni même ce cachet d'originalité qui distingue la manière des maîtres. A l'occasion des faits racontés, l'auteur aborde souvent la philosophie de l'histoire. Avec quel succès ? le lecteur en jugera. Pour nous, il nous semble que certaines théories, faute d'être développées sans doute, rëssonibient trop à des paradoxes et qu'elle»' trouveront des incrédules, sinon des contradicteurs.! Mais si le lecteur n'accepte point toutes les idées de' l'auteur, il n'almiie pas moins pour cela les œuvres et les vertus de cette belle vie et le but du panégyrique se trouve pleinement atteint.
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