ÉGLISE DE LA CHAIUTÊ
Elle forme l’angle de la place de la Charité , et tient à l’hospice de ce nom. Son architecture est d’une ordonnance simple et naturelle; ses murs sont chargés de monuments qui rappellent les principaux bienfaiteurs de l’hospice et les restaurateurs de l’église.
Dans la chapelle de la Vierge , à côté du grand autel , on voit le tombeau du cardinal de Richelieu , archevêque de Lyon, frère du ministre de Louis xiiï.
Église d’ainai.
Ainai était déjà célèbre sous l'empire d’Auguste , par le temple que soixante nations des Gaules y élevèrent à cet empereur. Caligula y établit des combats d’éloquence grèque et latine , sous la bizarre loi que tout poète ou orateur qui entrerait en lice, et serait vaincu j donnerait une récompense au
vainqueur, et en ferait, l’éloge ; que ceux qui auraient l’imprudence d’y présenter de mauvais ouvrages, seraient contraints de les effacer avec une éponge ou avec la langue 5 et qu’en cas de refus, ils seraient battus de verges ou même précipités dans le Rhône.
Cette église porte les caractères d’une architecture qui s’introduisit en France sous Charlemagne. Le dôme, la voûte du chœur, son clocher pyramidal , sont des ouvrages moins anciens que le reste.
La chapelle qui est à gauche du chœur est décorée d’ornements très délicats.
Les quatre piliers de granit qui soutiennent le dôme sont de beaux restes de cc temple d’Auguste. Chacune de ces colonnes destinée h supporter une statue de la victoire, a dans la suite été sciée par le milieu ; leur hauteur individuelle est à peu près de douze pieds dix pouces , de sorte que dans leur premier emploi, lorsqu’elles n’en formaient que deux, chacune avait au moins vingt-six pieds de hauteur.
Au dessus de la porte principale de
l’église d’Ainai, est un petit bas-relief antique, représentant trois déesses ou matrones qui tiennent des fruits. à la main, et au dessus on lit ces mots : Mat., aug.,i,Ph. E . med . , qu’on explique ainsi Matronis augustis , Philexus E gnaticus medicus.