SÉMINAIRE DE SAINT-HUKNKE
Ce séminaire a été fondé en i65g, par Camille de Neuville , archevêque de Lyon.
Il est sous la direction des prêtres du séminaire de Saint-Sulpice. L’intérieur de cet édifice est orné de diverses statues assez estimées.
Il est situé sur le coteau de Saint-Clair, -au dessous des Colinettes ; une vaste cour , un jardin assez étendu , de fort belles allées d’arbres, rendent le séjour de cette maison très agréable.
roaariXRXi.
La chapelle de Notre-Dame de Fourrières , située au sommet de la montagne , n’est remarquable ni par son architecture, ni par là richesse ou la perfection de ses décorations intérieures. Elle est demeurée fermée pendant la révolution, jusqu’au moment où le pape Pie VIT, à son dernier passage à Lyon, est venu la rouvrir et y rétablir le culte.
Notre-Dame de Fourvières a opéré , diton , de grands miracles 5 on vient de fort loin en pèlerinage à cette chapelle. Elle est située h la place de l’ancien forum vêtus des Romains *. A côté' l’on trouve une terrasse délicieuse qui domine les deux fleuves , et d’où l’on découvre la ville de Lyon, des plaines fertiles , des paysages charmants , terminé par l’immense chaîne des Alpes.
» Qui fut construit d’après les ordres de l’empereur Trajau.
On remarque près de Fourrières la maison de M. l'abbé Caille, qui a appartenu à la famille d’Albon ; elle est placée dans une belle exposition. De la terrasse qui en dépend on domine toute la ville , et la vue s’étend sur le Dauphiné et même jusqu’aux Alpes.
La maison Caille a été honorée de la présence du pape Pie Vil qui, de la terrasse, donna sa bénédiction à la ville de Lyon.
On a découvert dernièrement dans cette belle propriété un réservoir antique d’une grande étendue, et dont les murs, d’une forte épaisseur, sont revêtus d’un ciment bien conservé. La solidité de cette construction ne permet pas de douter qu’elle ne soit l’ouvrage des Romains. L’élégance avec laquelle le fond de ce réservoir est pavé, est surtout digne de remarque : ce sont de petites briques carrées posées à bain de ciment , et disposées entre elles de manière à former des angles qui se pénètrent. Ce réservoir a été voûté et métamorphosé en cave par le propriétaire.
Eu face on trouve la maison de M. Bernar-
din , dans le jardin de laquelle est le pavillon B Mon, ainsi nommé du nom de celui qui l’a construit. De ce pavillon on jouit d’un pointde vue encore plus beau que de la maison Caille } car non seulement on découvre la ville de Lyon et les Alpes , mais encore toute la colline de Saint-Sébastien, les Chartreux et les rives de la Saône jusqu’aux environs de l’île Barbe.
Cette maison est appuyée sur un mur romain, qui paraît avoir appartenu jadis à un édifice considérable : mais l’état de dégradation dans lequel se trouve ce vieux vestige, ne permet pas de décider s’il a fait partie du palais des empereurs , ou des remparts de l’antique Lugdunum.
Les restes d’aqueduc remarqués dans les maisons Caille et Bernardin, ont dû appartenir à cette longue file d’aqueducs qui amenait les eaux jusqu’à ce même palais , où existait un vaste réservoir.