TÉLÉGRAPHES
Un peu au dessous du cimetière de Loyasse, on voit deux bâtiments où sont
fille a été ensevelie sous les décombres : on n’a pu 1«I retirer vivante.
Il est fortement question de l’élévation d’une nouvelle tour construite solidement, avec des pierres des carrières de l’Ain, sur les hauteurs de la côte Saint-Sébastien dans les nouveaux quartiers créés par MM. Bodin, banquiers; cette tour sera environnée d’établissements d’amusements publics.
M. Pitrat fait construire une nouvelle tour sur le même emplacement que la première.
placés les signaux télégraphiques pour 1® correspondance avec la capitale et le midi de la France.
MAISON DE BEFtTGE.
Cet établissement de bienfaisance connu; sous le nom de Notre-Dame de Charité’ du.
Refuge de Saint-Michel, est placé dans le vaste édifice que l’on voit sur le coteau de Saint- Irénée. Il a été construit sur les- dessins; de Soufflot, par l’architecte Roger* il y a environ soixante-quinze ans, pour servir de demeure aux chanoines de Saint-Augustin.
Il fut en partie brûlé pendant le siège de Lyon, mais il a été réparé depuis. Cet établissement compte plus de quarante religieuses. Les jeunes personnes égarées.par les passions et le désordre y sont ramenées à la vertu j on y reçoit aussi de jeunes filles sans, ressources.
flOSPICB SX LA PROVIDENCE.
Cet hospice occupe une partie du monastère des religieuses de la Visitation, rue Sala. Les jeunes filles orphelines et pauvres y sont admises; elles y apprennent l’amour du travail et de la vertu; on les met à même de se suffire dans un âge plus avancé. Une semblable institution a été fondée à Saint- Jnst , une autre rue Quatre-C hapeaux pour la paroisse de Saint-Nizier , et enfin la Société des jeunes Économes en a établi une près des Chartreux,
tA SOLITUDE.
■ Cette retraite située près de Pierre-Scise au territoire de Montauban , appartient aux sœurs de l’ordre de Saint-Joseph depuis cjue des personnes bienfaisantes (à la tête desquelles il faut placer M. Baboin de La Barollière , membre du conseil général . auteur d’un excellent mémoire sur les prisons, cou-
ronné par l’académie de Lyon) leur en ont fait don pour servir de refuge aux femmes condamnées à des » peines infamantes par nos cours d’assises. Lorsque ces femmes ont fini le temps de leur condamnation , on leur offre ime place h la Solitude , et là elles y trouvent du travail , une nourriture saine et abondante , des principes moraux et religieux, et enfin une retraite assurée contre la misère, qui est quelquefois la source des mauvaises actions. Elles ont des heures de récréation, un vaste jardin, la permission' de sortir une fois par semaine. Tout fait présager que cet établissement , qui ne date que de quelques années, rendra de grands services àda société , en améliorant le sort et le moral des condamnées.
institution des sourds-muets dis deux sexes.
Cet établissement fondé en i824 a P r <> m P~ tement justifié les espérances qu’il avait données dès son principe. Le directeur M. D. Comberry , sourd-muet de naissance , per-
fectionne chaque jour la méthode d’enseignement. La grande expérience qu’il a acquise dans les institutions qu’il dirigeait précédemment, et le zèle avec lequel il cherche a améliorer le sort dé ses élèves , lui donnent des droits à la reconnaissance publique.
La protection des autorités a contribué puissamment aux progrès de cette institua, tion. Elle possède déjà plus de soixante pensionnaires ou boursiers , et chaque jour ses ressources augmentent. La ville de Lyon et le département du Rhône ont fondé à eux seuls dix-huit bourses pour l’éducation des sourds-muets indigents : plusieurs autres départements ont suivi cet exemple.
La maison est située place des*JH inimes , dans le site le plus sain de la ville et le plus, agréable pour la vue ; on a pour perspective la ville de Lyon et toutes les plaines du Dauphiné. Deux corps de bâtiments indépendants l’un de l’autre , facilitent la séparation des jeunes gens des deux sexes, et peuvent aisément recevoir cent cinquante élèves. De vastes salles d’étude, une galerie de îpille
tableaux , une bibliothèque considérable , un oratoire , des classes d’écriture et de dessin , des ateliers d’ouvrages manuels contribuent à stimuler sans cesse l’intelligence des enfants.
Les dortoirs sont bien aérés, la plus grande propreté y règne. La nourriture toujours saine et abondante, est la même pour les maîtres et les élèves. Les dimanches, les jeudis et les jours de fête, on les conduit aux offices , puis à la promenade , où on leur apprend les noms , les propriétés et l’usage de tous les objets qui s’offrent à leurs regards ; les jeux mêmes dirigés par un habile professeur, contribuent puissamment ù développer leur force physique et à former leur esprit.
M. le docteur Théod. Perrin, médecin de la maison, y a introduit l’usage des exercices gymnastiques', rien n’était mieux approprié en effet à des enfants qui manquent de moyen d’exprimer leurs sensations , qui en développant la force et la souplesse du corps, facilitent la pantomime, principal langage des sourds-muets.
Le cours d’éducation sc divise en huit classes. On professe la lecture . Récriture , la grammaire, l’arithmétique, la géographie, l’histoire, etc.
Outre les arts d’agrément que l’on enseigne dans l’établissement, les élèves que leurs familles destinent à des professions manuelles, pourront y apprendre différents métiers.