‹ PantagruelChapitre 17 sur 38 · CHŒUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHŒUR GÉNÉRAL

Parle !

picrochole, enchanté de ce qui arrive, fait, comiquement dramatique, le récit qui suit.

La laine reposait au fond du sanctuaire,

Ainsi qu'elle y dormait depuis des millénaires

Sous \i protection de Cypris tutélaire ;

Au trésor, nul mortel n'eût pu porter la main

Sans être consumé par le pouvoir divin ;

Si la Toison sacrée a disparu soudain,

La déesse Cypris, pour quelque obscur dessein,

L'a fait évanouir au fond de ses mystères.

al LYS

En cet événement prodigieux, mon père,

Comme vous, je vois un signe divin.

Oui, la déesse veut que j'accorde ma main

Au vaillant qui, selon les illustres exemples

Des antiques héros et des preux paladins,

Saura reconquérir, d'un exploit merveilleux,

Et rependre aux voûtes du Temple

La magique Toison des béliers fabuleux.

PICROCHOLE

Prétendants à la main de ma fille, et mes hôtes, Sentez-vous en vos cœurs bouillonner le courage

De ces héros des anciens âges Les légendaires Argonautes ?

LES ROIS

Certes, nous renouvellerons Le haut fait de Jason.

O Ciel! Le pourraient-ils?

PICROCHOLE

Pour que l'heureux vainqueur ramène des béliers, Intact et florissant, l'éblouissant troupeau, Je vous adjoins, ô rois, un digne moutonnier : Que l'on fasse venir mon berger Dindenault!

TOUS

Dindenault! Dindenault!

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