Pantogramma, ou, Vue descriptive générale de la campagne de Rome
Ij intention de 1* auteur du Plan Topographique de la Campagne de Point* , en le publiant n’ avoit été que d’offrir aux voyageurs un moyen sûr de se procurer, un coup d’oeil juste et prompt sur la nature du sol et sur les antiquités de ce pays , ainsi que de leur suggérer les notions les plus nécessaires sur upe grande partie de ce qu’ ils y remarqueront . Plusieurs parmi les savaps les plus distingués à Rome ont daigné faire un accueil si flatteur a ce petit travail que. P auteur se sent encouragé à y joindre, un antre, par la publication duquel il espère de pouvoir s’acquitter d’une dette qu’ il a contracté avec ceux parmi les amateur, s qui P ont favorisé particulièrement dans cette entreprise . ,
C’ est une vue générale, et descriptive des environs de Rome , dont il vient de leur faire hommage - Mais cette vue n’ étant ni Panorama ni vue pittoresque. dans le sens que P on attache à ces deux termes dans le langage technique de 1 art , P auteur a cru devoir lui assigner le titre de Pantogramma , root; qui dérive du gycç: et qui exprime mieux que tout autre., T idée, de soir eu-.’ treprise . Destiné à accompagner toujours le Plan Topographique , ce Pantogramma offre peutétre , dans eptte combiuasiou , une manière nouvelle de «rc présenter, une grande étendue de pays . Car si , dans le plan , 1 çrii du spectateur se upuve placé directement au dessus déboutés le montagnes, dessinées dans leur assemblage et. des autres objets y représentés en face ; ce sera daus cette vue qu’ il en v / ; i t un grand nombre dessiné en oblique ou eu profil. L’, un et l’ autre s’expliqueront mutuellement ; le Pantogramma rend plus visible tout ce qui regarde la partie géologique indiquée daus le Plan , et celui-ci éclaire ce qui se rapporte a la partie topogra-
'Clique dessinée dans le Pantogramma . Ainsi P idée de tout pays représenté de cette façon doit évidemment gagner en clarté ; peu de momens y suffiront !
L’ auteur , pour exe’cutcr cette idée , a choisi la Villa Millini sur le mont Mario , qui passe pour être le point dominant de toute la plaine d’alentour et qui , par conséquent , réunit toutes les qualités nécessaires pour former un dessin qui put embrasser tout ce qu’ il y a de plus remarquable à voir . L’ hospitalité la plus aimable de son noble proprietarie , dont généralement les princes et les autres seigneurs Romains aiment tant à honorer P ancienne patrie des beaux arts et de P histoire , lui a bien facilité P exécution de son dessin . C’ est elle ainsi que la beauté de cette position qui lui a toujours rappelé une description aussi pittoresque qu’ exacte, que le poète Espagnol M. Yalerius Martialis , qui vécut à Rome à l’époque des Empereurs Domitien , iVerva et Trajan , nous en a faite dans une de ses épigrammes . Cette description est trop précise et elle s’ accorde si bien , dans tous les détails , avec cette villa moderne appartenant à la maison Falconieri , qu’il seroit inutile de vouloir fixer la position de la villa de Jules Martialis à un autre endroit qu’ à celui-ci . C’ est pourquoi on P a indiqué aussi dans une des dernières éditions corrigées du Plan Topographique et que l’on ose y joindre une traduction libre de P épi gramme , dont on vient de parler (*) .
ce La petite Campagne de Jules Martialis , qui réunit plus de charmes que les jardins des Hespérides , 33 est située sur le dos prolongé du Mont Janicule . Là 33 de vastes champs dominent sur les collines et une 33 sommité applatie s’ élevant doucement , jouit d’ un air » plus serein et brille seule d’ un éclat particulier , tanas disque des brouillards couvrent toutes les sinuosi-
(*) V. Martialis Epigr. L. IV. Ep. 64- Tulli .
Juli jugera pauca Martialis .
m tés des vallées . C’ est sur elle que les jolies maisons 33 de la villa paroissent insensiblement s’élever et tou- 33 cher aux astres purs du ciel . Ce n’ est que de là 33 que F on pourra le mieux découvrir les sept mon- 33 tagnes qui gouvernèrent le monde , que 1’ on embras- 33 se Rome toute entière , que 1’ on appereoit les col- 33 lines d’ Albano et de Tuseulum avec tous les bois 33 fraix des fauxbourgs d' alentour , que 1’ on voit 1’ an- 33 cienne Fidénae , le petit bourg des Saxa Rubra et 33 le bois sacré d’ arbres à fruit d’ Anna Perenna , qui 33 nous rappèle la mort tragique de cette vierge (*) . 33 De l’ autre côté nous voyons passer par les routes 33 Flaminia et Salara les voitures de chai’ge , nous les 33 voyons , mais sans entendre le bruit de leurs roues , 33 de manière que notre sommeil ne s’ en sentira point 33 incommodé , ainsi que ni le bruit des marins ni ce- 33 lui des bateliers (**) ne pourra 1! interrompre , quoi- 33 que le Pont Milvius soit tout près et que les navi- 33 res passent rapidement par le Tibre sacré . C’ est une 33 vraie campagne ou plutôt une maison rustique que 33 vous y trouverez ! Bien accueilli de son proprietaire 30 vous la prendrez , sûrement , pour la vôtre , car el- 33 le reste ouverte à tout le monde en invitant tout ar- 33 rivant avec 1’ hospitalité la plus gracieuse et la plus 33 libérale. On croiroit d’entrer dans l’enceinte des 33 Pénates d’ Alcinous ou de se trouver dans celle de 33 Molorchus , enrichie il n’ y a que peu de temps (***) .
(*) Anna Perenna , soeur de Didon , qui périt dans leNnmicius, son bois sacré étoit le Pomonal du côte de Lavinium ou de Pratica .
(**) Helciarii , propr. Journaliers, qui faisoient remonter les navires .
(***) Adulation adroite adressée à 1’ empereur Domîtîen qui avoit enrichi et embelli, pour P agrément des voyageurs, le petit temple de Molorchus , pauvre pasteur Arcadien mais célèbre par son hospitalité . Ce temple s’ est trouvé sur la Via Appia tout près du temple d’ Hercule , à moitié chemin entre Rome et Albano . -
» Mais vous outrés , pour lesquels cent ouvriers tra- » vaillent le spl froid de Tibur ou de Prénèste , vous m qui n’ avez fait de $çtia qu’une seule ferme, per- » mettez , je vous prié’, que je préfère à toutes vos » grandeurs cette' petite terre de Jules Mar'ttàlis ».
Cette description classique suffira pour faire concevoir a tous Ceiix qui connoissept la YillaMillini , coinliiën on a eu raison d’y placer la villa Romaine dont il est question ici , en même temps qu’ elle dispense 'l’auteur d’ y ajouter eilcore dé .ses propres remarques • Fidenae , les Sa va rubra , lés routes Flaminia et Salara qu’ on ne pouvoit bien voir que du Mont Mario, le' voisinage surtout du pûnt Miîvius , dit maintenant Ponte Molle' \ le Tibre qui passé au piéd même de ce moiit , la description détaillée de la forme de sa cime ne nous laissent plus le moindre doute à cet egard. Elle doit de même justifier le choix que nous avons fait de cet endroit pour nos dessins . Donc il ne nous reste que quelques avis à donner à ceux qui voudroient bien se servir de ce Pantogramma au lieu même que 1’ on vient d’ indiquer .
Arrivé a YillaMillini on se placé , soit dans l’allée dés cyprès soit dans le joli ’casin , avec le Plan et le dessin de manière que la mer nôus soit au dos et que 1’ on ait le milieu du grand demi cercle de montagnes , que P on découvre de ce point là , précisément ' èn face / Là, a main gauche ,' le mont Soracte s offre le premier à nos regards . C’ est par cette montagne isolée , intéressante par ses contours et très fameuse avant et pendant P époque de 1’ empire Romain par un temple d’Apollon élevé au sommet, que doits allons commencer le tour de la vue représentée dans le Pantogramma et que nous allons terminer près ,du mont Musino • Tout ce qui se trouve placé entre ces deux extrémités dans le dessin , qui paraissent se toucher dans lé plan , tout cela fera maintenant 1’ objèt de nos observations et ce n’ est que le mont Mario , indique pour-
tant clans le devant par quelques broussailles , qui nécessairement doit échapper à notre vue .
Mais nous voilà au milieu du théâtre le plus vaste , le plus brillant et le plus intéressant du monde ancien que 1’ on commisse ! L’Océan éternel qui , dans des époques antérieures à toute histoire , 1’ avoit couvert de son voile d’ azur , s’ y présente de loin et occupant encore la même paisible retraite qu’ il avoit choisi long temps déjà avant 1’ arrivée des premiers habitans du terrein , qu’il avoit quitté. Appelé par lui pour venir se coucher dans son sein profond nous voyons traverser rapidement ce même théâtre et passer tout près de nous le Tibre sacré , un de ses fils les plus ainés et les plus illustres . La bordure dorée de son voile au rivage Tyrrhenien nous annonce son arrivée au palais de son père . Dix géaus , tous enfans monstrueux de la Terre et de Titan , qui , dans leur jeunesse , avoient fait la guerre aux dieux de l’Olympe et qui avoient chassés de ce pays Neptune et Amphitrite pour faire triompher sur eux leur mère , en lançant des rochers entiers contre le ciel troublé et en vomissant des torrens de feu et de fumée de leurs bouches -enflammées ; ces geans , dans les champs Phlégréens de Rome' autrefois aussi forts , aussi terribles que dans ceux de Pelléne et de Pozzuoli , nous les voyons , tout autour tout près de nous , dans leur vieillesse décrépite , nous distinguons encore sans peine les effets de leurs combats et nous restons justement étonnés du silence profond que le monde ancien a gardé à leur égard . Nos regards enfin se senlent arrêtés devant une chaine de colonnes teintes du plus beau bleu possible et soulevées par 1’ immense Atlas qui soutient le ciel sur scs épaulés, dont les pieds furent baignés par les flots écumans de Neptune et dont les flancs furent battus par les Titans sans en avoir été ébranlés . Ce sont les mêmes montagnes qui ont vu naître , s’ éclipser , périr et renaître Piome , la fille de Mars ; les mêmes montagnes qui ont présentés la mê-
me image , qui nous remplit , à tant de générations et à tant de personnes illustres d’ un peuple ancien , dont l’< existence ne nous semble appartenir qu’ au régné des rêves !.< — Peu d’ instans et nous embrassons tout ce qu’ il y a de plus remarquable dans ce pays par rapport à ■l’état physique de son sol ainsi que pour ce qui regarde toutes les villes , villa , temples , sépulcres et bois sacrés antiques qui 1’ ont couvert autrefois . Nous y dominons sur tous les lieux illustrés par des exploits de la bravoure Romaine en face de leur ville immortelle ou par des camps des assaillans ennemis . Victoires et défaites , nous les voyons remportées ou essuyées presque sous nos yeux; vainqueurs, et fuyards , nous croyons les voir couvrir encore les champs qui * pour la pluspart , sont au dessous de nos pieds !
Frappés de cette vue comme nous l1 aurons été toujours de 1’ histoire du peuple Romain , consultons maintenant le Plan jointement avec le Pantogramma !
Passons d’ abord par le premier rang des lignes qui se trouvent au dessus du dessin 1 Celuici renferme les noms des peuples anciens indiqués selon la direction de leurs demeures. Dans l’ Hétrurie nous voyons marqués les. Kejèntes , dont le pays s’étendit jusqu’au Tibre tout près de Rome , n’ occupant que des collines et peu «de plaines , puis les Capenates , derrière du Mont Musino . De l’autre côté du Tibre , entre cette rivière et 1’ Anio , on remarque les Sahini , dont le pays s’ étendit jusqu’ au delà des montagnes . Après avoir passé 1’ Anio qui , descendu des rochers de Tivoli , cotoye 1’ élévation du volcafi affaissé de la Solphatara en dirigeant son cours en ligne courbée vers la montagne d’ Albano : nous trouvons l’ indication des Sicani , des Gahini et des Latini dans la plaine et des Aequi sur les montagnes incultes , escarpées , pour la pluspart , qui :sont entre Tivoli et Palestrine . Ce n’est que leur pied qui est couvert de forêts d’ oliviers , de toutes sortes d’arbres h fruit, de plusieurs vignobles et géné-
râlement d’ une végétation aussi riche que vigoureuse . Cache'e par la montagne d’ Albano on remarque la direction du site du pays des Hernici , des V olsci et des Butuli . Tournés du côté de la mer nous retrouvons encore une fois les Latini près du Tibre , et du côté de 1’ Hétrurie , à laquelle nous revenons , nous finissons par les Ceretani , les Sutrini et les Falisci , dont le pays fut occupé antérieurement par les Siculi .
Cela étant fait observons le second rang , destiné à renfermer les indications des positions des villes que T on voit bien marquées dans le Plan Topographique , mais qui ne pouvoient pas être représentés dans la vue générale .
Premièrement l’ancienne Capena , Cures , Suna , la T' ilia cl’ Horace dans les Sabius , Varia , Mandela , Sublaqueum ou Subjaco , Ajiles , Anagnia et Labicurn ; puis entièrement cachées par la montagne d’ Albano les villes Monte Fortino , Ulubrae * Sara , Signia , Ferentinum , Cor a. , Velitrœ , Norba , Frusino , Setia , Nemus , Cynihianum ou Genzano ; Aricia avec le bois sacré d’ Hippolyte et F ancien cratère d’ un volcan , Lanuvium ou Civita la Vigna ; Satricum, Anxur ou Terracina et Monte Circello ; enfin , du côté de la mer , Astura , Antium , Ardéa , Lavinium ou Pratica , Laurentum , le Laurtentinum de Pline le jeune , Ostia , Portus Trajanus , Alsium ou Palo , Ccere , Carejœ ou Galera , Forum Clauclii , Bracciano , Angularia , Su trium , Ferentium , Falerium , et Fescennium ou Cixi ta Castellana d’ où nous étions partis pour faire le tour .
Nous arrivons maintenant aux autres rangs de lignes marquées des lettres a. b. c. d. e. f. qui ont leurs correspondans plus bas clans les lignes indiquées seulement dans la marge et que F on peut continuer à volonté par une réglé y appliquée . On fixe d’ abord le rang des lignes inférieures dans lequel se trouve compris F objet dont on désire de savoir le nom , puis on passe
au rang correspondant, des lignes supérieures jusqu’au point perpendiculairement au dessus de lui et c’ est comme ce que F on trouvera le nom que F on cherche , sans jamais risquer- de se confondre . Aussi , pour éviter toute confusion , on a fait graver les noms de tous les objets plus éminens dans le même, rang plus haut que ceux des autres qui sont plus bas .
Pour guider nos lecteurs passons rapidement par chacun de ces rangs !
Dans le rang supérieur a. nous lisons les noms des objets dessinés et compris dans le rang inférieur a. ; savoir : le mont Soracte , le mont Leouessa , le mont Gennaro et ainsi de suite . Dans le rang supérieur b, nous observons les noms des objets dessinés et compris, dans le rang inférieur b. ; savoir : le Tibve qui , sortant des montagnes de Magliano derrière la longue chaine des collines qui couvre à moitié le moût Soracte , vient se présenter pour la première fois dans son large lit au milieu de la campagne de Rome . Nous allons le revoir plusieurs fois plus bas tandisqu’ il coule ses oudes vers nous . Nous y voyons encore Monte Rotondo , Tivoli , au dessus duquel à main gauche nous découvrons dans F angle , qu' y forme la montagne , le couvent de S. Angelo autrefois la ville du poète Catulle , au pied de laquelle s’ est trouvée aussi la maison de retraite de F aimable poète Horace ; c’ est tout près des Cascadelles . Précisément au dessous de Tivoli fixons la villa de Mécènes et , à main droite , dans la plaine , au pied de la montagne nous voyons indiquée par quelques fabriques et quelques pins d’ Italie la Villa Adriana , sur laquelle domine celle de Brutus marquée par quelques signes de ruines. Continuons. à parcourir le même rang , nous y trouverons parmi les choses les plus remarquables la Solphatare indiquée avec sou lac dit : de’ Tartari ; Pales tri ne sur la pente des montagnes des Aequi , construite sur F emplacement du vaste temple de la Fortune , qui semble avoir présidée de cette hauteur , peu-
dant los époques de la gloire de l’ empire Romain , au sort heureux des habitans du pays d alentour; les mines de Gabii sur une colline formée des bords du cratère de son ancien volcan et s’ élevant du milieu de la plaine ; F indication du lac Regillo au dessous de la Colonna ; Frascati ; Grotta Ferrata ; l’intérieur du profond cratère du lac du volcan ancien d’ Albano , sur le bord opposé duquel , bien visible a nos yeux entre Palazzuolo et Castel Gandolfo , s’ est trouvée anciennement la fameuse Alba Donga ; la route Appia ; la Lanterne de S. Pierre à Rome qui est au même niveau avec la route de Carciano à Tivoli , et les montagnes entre lesquelles se trouve renfermé Y immense V olean de Bracciano , changé en lac qui a dix neuf à vingt et un milks <k. circonférence , et qui mérite d’ être vu . Dans le rang c. nous découvrons P ancienne Fidènae ; le Mont Sacre ; la route Nomentana ; le beau casino de la belle v ilia Borghcse ; le Temple de F Espérance sur la route de Palestrina ; le Temple de Minerva Médita ; quelques restes d’ Aqueducs ; F Eglise de S. Maria Maggiore à R 6me ; l’Eglise de S. Giovanni inLaterano, la Four de Conti dit de Néron ; le sépulcre de Cecilia Metella^ avec plusieurs ruines d’ autres monumens qui marquent la direction de la Via Appia; les collines qui bordent le lit du Tibre en sortant de Rome ; S. Paolo ; S. Pietro in Montorio ; l’Acqua Paola ; la villa Bracciano , la villa Pamfili Doria ; la Coupole de S. Pierre ; la forêt de Porcigliano dont les collines dérobent à nos yeux la vue d’ Ostia ; une des tours de Fiumicino , et le site de Veji , F ancienne Larteniana des Pelasges , retrouvé dernièrement tout près de 1 Isola Farnese et constaté par une inscription tort intéressante y decouverte le seize Mai 181 t. Dans le rang d. nous remarquons d’ abord les rdchers rougeâtres de tuf volcanique -, d’ où le petit bourg , appelé anciennement Saxa Piubra , a tiré son nom ; puis nous suivons , depuis le pied des collines de Fidénae jusqu’ au niveau de la tour de Quin—
to , le cours du Tibre quatre fois plie avant qu’ il mêle ses eaux avec celles de F Anio que nous voyons s y déboucher ; nous observons le beau parc de la villa Borghese ; toute la villa Ludovisi ; la villa Medicis ; 1 Eglise de la Trinità de’ Monti avec F obélisque ; le vaste palais de Monte Cavallo sur le Quirinal avec F obélisque qu’ entourent Castor et Pollux , les chefs d’ oeuvre de Phidias et de Praxiteles ; F immense Colossée ; les Ruines des palais des Césars sur le Palatin ; l’Eglise d’Ara Coeli sur le Capitole à l’emplacement du fameux Temple de Jupiter ; le Palais Caffarelli sur la roche Tarpejenne ; les Eglises de SS. Balbina et Sabina et du Priorat de Malthe sur le mont Aventin ; la porte de S. Paolo autrefois dite, Ostiensis ; la Pyramide de Cajus Cestius , le mont Testaccio ; une partie du Tibre ; S. Spirito ; tout le mont Janicule et la vaste et déserte plaine de F ancienne Hétrurie , entrecoupée des collines . Dans le rang e. nous distinguons la séparation des deux routes la Flaminia et la Cassia devant F auberge tout près de Ponte Molle . La Flaminia monte à droite et tourne la tour de Quinto pour descendre dans la vallée du Tibre , la Cassia passe entre les jardins de Néron vers la Storta ; le Pont Milvius ; le commencement du Mont Pincius près du Tibre qui se prolonge bien avant dans la Ville jusque derrière de l’Eglise de la Trinità de’ Monti ; la longue route Flaminia cotoyée de murs et de maison depuis Ponte Molle jusque à la porte dite , del Popolo , que F on voit près de F Eglise de S. Marie del Popolo ; la belle villa du Prince Poniatowski ; la Papa Giulia ; le grand Obélisque ; un nombre infini d’églises toutes indiquées; la Colonne de M. Aur. Antonin ; la Colonne de Trajan ; F entrée du Tibre dans la ville près de la Ripetta ; le fameux et superbe Panthéon ; le tombeau d’Adrien ou le château de S. Ange ; une partie du pont couvert qui y mene jusqu’ au Vatican ; la belle colonnade de S. Pierre avec son Obélisque au milieu ; le Vatican lui même avec ses deux
longues et belles galeries, l’Eglise inferieure de S. Pierre,0 le jardin du Vatican ; les murs et les fortifications de la ville de Leon IV. et tout le mont Vatican entouré du mont Janicule . Dans le rang /. enfin on remarque le Tibre deux fois avant qu’ il remonte au rang précédent ; les vignes, les jardins et les prairies qui sont entre Rome et le mont Mario , la route qui passe de la porte Angelica près du Vaticau jusqu à Ponte Molle ; la route qui passe de la même porte sur le mont Mario et dernièrement celui-là lui meme , qui ue forme qu une partie du dos prolonge du mont Janicule , ainsi que le poele Martialis vient de nous 1’ apprendre .
Après avoir parcouru tous les rangs nous voilà à la fin de notre voyage que nous avions entrepris à faire par tout le pays d’ alentour . L’ auteur ose se flatter que ceux qui auront bien voulu le suivre dans cette course , guidés par les moyens qu il vient de leur oflin a cet e<mrd , ne se refuseront pas à lui accorder leur bienveillante indulgence pour ce qu’ ils auront remarque d’ imparfait dans ce petit travail . Dans un pays où i 1 y a tant de choses intéressantes à voir , un dessin de cette nature, qui le représente, ne sauroit jamais être parfait ou suffire aux désirs de tout le mond . Destine à l’usage des voyageurs ou de ceux qui n ont jamais ete a Rome , mais qui désireroient néanmoins de se procurer un idée générale un peu exacte des environs de cette ville , P utilité , dont son auteur le suppose capable , doit bien V excuser pour ce qu’ il lui manque en égard du mérite pittoresque de son execution .
L’ auteur , n’ étant pas Français , réclame l’ indulgence pour la manière dont les faits sont exposes . 11
n’ a préféré la langue Française que parcequ’ elle lui a paru la plus propre à 1’ usage des voyageurs de toutes les nations .
Longueur du Pantogramma Six Palmes Romains trois quarts.' FIN.