‹ Pantomimes de Gaspard et Ch. DeburauChapitre 56 sur 124 · SCÈNE V MARIE, PIERROT · texte numérisé non relu

SCÈNE V MARIE, PIERROT

Elle lui raconte ce qui s'est passé. Pierrot la supplie de retourner au pays. Marie lui montre le portrait d'Arthur :

« Jamais, dit-elle, — quand je serai sa femme. »

(On entend des cloches.)

« Qu'est-cela? dit Marie.

— Ces cloches annoncent le mariage d'Arthur.

— C'est impossible. »

Alors elle se souvient qu'il lui a défendu de se montrer à la fenêtre; elle s'y précipite, regarde, pousse un grand cri : elle est folle ; elle croit être au milieu d'un bal, elle fait la révérence à des personnages imaginaires.

Pierrot ne sait que faire. Une inspiration du ciel! il prend sa vielle et joue la grâce de Lieu; Marie fascinée suit l'air; en ce moment, elle aperçoit le portrait d'Arthur, elle court à lui ; mais l'air l'attire de nouveau (les cloches sonnent.)

« C'est ma mère qui m'appelle, elle se meurt ! » et elle disparaît à reculons, envoyant des baisers au portrait.

Ve TABLEAU

Même décor qu'au premier tableau.

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