‹ Pantomimes de Gaspard et Ch. DeburauChapitre 60 sur 124 · SCÈNE IV LES MÊMES, LOUSTALOT · texte numérisé non relu

SCÈNE IV LES MÊMES, LOUSTALOT

Pierrot lui montre Marie. Le père Loustalot veut rentrer, Pierrot le retient.

« Mais regardez-la donc, lui dit-il. »

Loustalot la regarde et demande à Pierrot ce qu'elle a.

— Elle est folle, lui répond celui-ci.

— C'est Dieu qui la punit, dit Loustalot.

— Vous vous trompez, votre fille est toujours pure. Je vous le jure !

Loustalot pleure.

Marie s'est relevée. En ce moment l'orchestre joue la Grâce de Dieu. Marie se met à genoux et mime les paroles.

Tout le monde entre.

La mère veut se précipiter sur sa fille. Chonchon la retient.

Alors la mère Loustalot, appuyée sur le bras du curé, s'approche à pas lenls derrière Marie.

Arrivée à ces mots : Pense à ta mère, Marie ne se souvient plus; elle cherche à se rappeler, se tient la tête, ne peut pas.

Alors la mère Loustalot continue le couplet :

Pense à ta mère, Cela te portera bonheur.

Va, mon enfant, adieu, A la grâce de Dieu !

En reconnaissant la voix de sa mère, Marie cherche; peu à peu sa raison revient ; elle se retourne et, apercevant la mère Loustalot, pousse un cri et tombe dans ses bras.

« Est-ce que j'ai rêvé? » dit-elle.

Non. Voilà bien le pays, la maison ; elle aperçoit son père qui lui ouvre ses bras et l'embrasse.

Voilà Pierrot, Ghonchon, M. le curé. Et... lui? ou est-il? Ah ! ce n'était pas un rêve.

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