SCÈNE IX
Pierrot entre, et, voyant Colombine, appelle Cassandre. Cassandre demande à sa fille ce qu'elle fait là. — Papa, je prends l'air, dit-elle.
Ah! tu prends l'air? Prétexte. Tu attends ton Arlequin. — Moue de la jeune fille et dénégations.
Henlrez chez vous, dit Cassandre.
Colombine refuse; Pierrot imitant le geste autoritaire de Gassandre lui ordonne de rentrer.
Colombine sort en faisant un jeté qui touche le nez de Pierrot. Pierrot est stupéfait.
Gassandre lui demande ce qu'il a.
— Voilà ce qu'elle m'a fait, et, imitant Colombine, il envoie son pied sur le nez de Gassandre.
Cassandre sort une noix de sa poche, veut la casser, il ne peut. Alors Pierrot la lui prend et veut la briser avec ses dents; la noix trop grosse lui détraque la mâchoire; il reste la bouche béante. Effroi, douleurs. Cassandre veut le soulager en le frappant sous le menton, aussitôt la bouche se referme.
Cassandre va s'asseoir sur le banc représenté par Arlequin.
Pierrot prend une pierre et plaçant la noix àl'endroit où se trouve être la tête d'Arlequin, il la casse enfin, la présente à Cassandre et s'assied à côté de lui pour manger la noix.
Arlequin chatouille les mollets de Gassandre qui pousse un cri et fait des reproches à Pierrot.
— Monsieur, vous êtes fou, dit Pierrot. Arlequin chatouille Pierrot à son tour, reproches
de Pierrot à Cassandre qui jure que ce n'est pas lui.
Second chatouillement à Pierrot qui envoie un formidable soufflet à Cassandre en lui disant : — C'est trop fort!
Ils se sont levés et Arlequin s'est découvert (bataille
entre les trois et sortie d'Arlequin).