SCÈNE IX
Kettly montre au seigneur que le déjeuner est prêt. Elle va se retirer, mais celui-ci l'arrête en lui disant que rien ne la presse. Elle répond que son père la gronderait si elle restait. — « Vous gronder? vous, si jolie, ce serait de la barbarie ». — « Monseigneur est bien bon ». Et elle veut se retirer. 11 l'arrête de nouveau en lui disant que les habits qu'elle porte sont indignes d'elle, que ses jolies mains ne doivent pas faire un métier pareil et que si elle voulait venir à la
ville avec lui, elle serait grande dame. Il lui offre un écrin qu'elle refuse avec indignation; puis il veut l'embrasser, mais elle lui échappe.
Ici s'enchaîne un pas seul, clans lequel le seigneur cherche toujours à la saisir; niais il ne peut y parvenir. A la fin de la danse, il se jette à ses pieds, mais elle se sauve dans la ferme au moment où Hermann et le postillon en sortent, et les bouscule... Hermann, en pirouettant, se trouve près du seigneur qui croit saisir Kettly, et il embrasse la volaille qu'Hermann apporte sur un plat. Les deux derniers entrés rient de l'aventure. Le seigneur, qui s'aperçoit de sa méprise, reste honteux. Hermann lui demande ce qu'il fait dans cette position. Le seigneur lui répond qu'il attache la boucle de son soulier. Ensuite, il dit à part qu'il se vengera de Kettly. Hermann lui montre la table et lui dit que tout est prêt. — « Fort bien, répond le seigneur en s'y plaçant ». Le postillon dit à Hermann qu'il va soigner ses chevaux ; il salue le seigneur, et va s'éloigner, mais le seigneur l'arrête et lui dit qu'il veut lui parler. Hermann appelle sa fille, lui donne une boîte au lait qu'elle met sur sa tête, puis elle monte la colline et disparaît.
Hermann va pour entrer chez lui, mais le seigneur lui dit de lui envoyer son domestique pour le servir. Hermann lui dit qu'il va être servi et reste dans la ferme.