‹ Pantomimes de Gaspard et Ch. DeburauChapitre 86 sur 124 · SCENE VVIJI · texte numérisé non relu

SCENE VVIJI

Le postillon entre et reçoit des coups d'échelle dans les jambes, car le seigneur tourne toujours. Le postillon, en colère de ce qui lui arrive, fait claquer son fouet et donne une volée au seigneur qui jette les hauts cris et finit par tomber.

« — Ah ! c'est vous? dit le postillon. Que faisiez-vous à tourner de la sorte ? .

— C'est à vous, dit le seigneur, à qui il faut demander : pourquoi me donnez-vous une pareille volée? »

Tous deux se frottent les reins en marchant de tous côtés et finissent par se heurter. Le seigneur prend le postillon par le bras et lui dit : « J'ai résolu d'enlever Kettly ; sois prêt à dix heures ; trois coups dans la main t'annonceront que tout est prêt. Maintenant, va chercher mon domestique. » Il y va et revient de suite avec celui-ci .

Turlubin a reparu et surprend les intentions du seigneur et le menace. Celui-ci écrit et demande un rendez-vous à Kettly. Pendant ce temps, Turlubin s'est caché derrière le banc où est assis le seigneur et lui chatouille les mollets, et ensuite, chaque fois qu'il va pour écrire, il lui chatouille le bout du nez avec une paille, ce qui amène quelques cascades. Le seigneur s'en prend au domestique qui s'en défend ; enfin il finit par écrire et remet la lettre au domestique pour Kettly. Puis il sort avec le postillon du côté de la prairie.

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