‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 17 sur 112 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GEORQINA.

Content?

JEAN

Mais oui, il faut être bons amis avec la vie. Elle n'est pas si méchante qu'on dit. Il y a du vilain temps, bien sûr, mais il y a des éclaircies. C'est i\ ce moment-là qu'il faut aller se promener. Seulement, la plupart des gens ont la manie de sortir quand il pleut. Alors ils se mouillent. C'est de leur faute. Chaque chose en son temps, chaque homme <i sa place. On doit faucher le foin quand il est haut, le hlé quand il est mûr, et accoster le bonheur quand il passe par là.

GEOROINA.

Et s'il ne passe jamais?

II passe toujours.

GEORGINA

Mais comment savoir que c'est lui? Si, comme vous dites, je l'accoste, et puis que ce soit quelqu'un d'autre.,. Enfin ce jour-là je viendrai vous demander.

JEAN

Et je vous dirai mon sentiment, droit comme je le pense.

OBORGINA.

Ça, je suis sûre, j'ai une grande quantité d'estime pour vous. Vous êtes un brave homme, aans détours, sans corridor.

JEAN

Ça, je crais que oui.

GEORGIKA.

Et pourtant quelquefois j'ai pensé qu'il se cachml en vous une mystérieuse chose.

JB-VN.

Qui sait?... Peut-être!

GEOUGINA,

C'est une tristesse?

JEAN

Ohl non.

GKORGINA.

Vrai?...

JEAN

Si c'était une tristesse, il me semble que je vous la dirais.

GEORGINA

Je ne vous le demande pas. L'amitié vraie n'est pas curieuse. Et je suis votre amie.

Ello lui tond la main.

JEAN

Merci.

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