ACTE DEUXIÈME
prendre (euc la retire.) et iout le soleil, tout l'été qu'il y a dans vos cheveux. Ah ! que c'est joli les femmes I...
COLETTE
Ah! vous n'ùles pas un ingrat!
LARZAG.
Oh non! Je n'oublierai jamais que je leur dois tout { Et je ne parle pas seulement de mon bonheur et de ma joie. Tenez, si j'ai eu quelquefois un peu de bunlé, un peu de générosité, un peu de pilié, c'est qu'à ce moment-l:\, j'aimais une femme. Si j'ai de temps en temps, échappé à mon égoïsme, si j'ai été meilleur que moi-même, c'est que j'aimais une femme.
GOLKTTE.
Une autre?
LABZAC.
Naturellement. Oui, j'en suis sûr, tout le bien que j'ai pu faire, c'est à cause des femmes, et le mal que j'ai fait, je l'ai fait tout seul. Et dire que j'ai renoncé h tout ça !
COLETTE
Renoncé ?
LARZAC.
Irrémédiablement, (changeant de ton.) Quel jour recevez-vous, chère madame ?
COLETTE
Le jeudi.
LARZAC.
C'est le plus joli jour de la semaine. Me permettezvous d'aller vous voir jeudi prochain?
COLETTE
Oui, mais à une condition, que vous ne me parliez plus comme vous venez de le faire. Car moi aussi, cher monsieur, je ne suis qu'une femme. C'est promis ?
LA.RZAG.
C'est promis. Mais si je manquais à ma promesse il faudrait me pardonner... Vous savez, je ne suis qu'un homme.
COLETTE
Ce sont tout de même de bien jolies carrières... Monsieur...
LARZAC.
Madame...
Lnrzac acconiiias"" ColeUe et sorl avec oUe. Pierre entre par la droite et en tenant h la main un plateau et une lettre. Il va frapper à la porte de la chambre de Jean. Celui-ci entre en sc6ne 0,1 prend la loltrc. Avec émoi ion, il on reconnaît l'écrittire. 11 la docaehèle, les mains troniblanles. IVabonl, il n'ose lire, puis bruKpiemout se dûcide. Une grande joie se teint sur son visage, et il tombe sur une chaise.