SCÈNE PREMIÈRE
AUBRIN, LE CURE.
Aubrin entre en scène traînant un fauteuil très élé^'ant. H est en gardechasse, uniforme bleu à revers Jaunes.
AUBUIN.
Ils appellent ça un fauteuil... Moi je n'oserais s<mlement pas m'y poser !
LE CUBÉ.
Bonjour, père Aubrin...
AUBRIN.
Bonjour, monsieur le Curé...
LR CURÉ.
Ces messieurs ne sont pas là?...
AUBRIN,
M. Jean est aux champs; M. le Comte est sans doute allé au-devant de mademoiselle Georgina, comme il fait tous les jours.
LR CURÉ.
Ahl elle doit venir mademoiselle Georgina?
AUBUIN.
On l'attend avec sa maman...
LE GUKl';.
C'est sans doute pour cela que M. Jean m'a prié de monter. On va, je l'espère, fixer enfin le jour des noces.
AUBRIN.
Ah! Il se fait temps! Depuis sept semaines qu'ils sont (li'lnrijuds de leur Paris, un beau malin, M. le Comte, la demoiselle et ce grand mirliton de M. Charmeuil, on ne s'en occupe guère du mariage.
T,K CUKK.
M. le Comte souhaitait terminer auparavant l'aménagement de cette maison... Pourtant il me semble que maintenant...
AUniUN.
Hé! ça ne finira jamais. Ils trouvent tous les jours d'autres bricolages. Reg.irdcz-moi ces foutaises qu'ils ont peintes hVliaut. Ils appcllimt ça une fresque. S'ils croient m'épater... Ils se trompent. Sans compter cette machine diabolique qui frétille depuis ce matin,
LE CURÉ
Ahl oui, le tél(!phûnc. J'en ai beaucoup entendu parler.