‹ Papa la vertu; pièceChapitre 127 sur 129 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

PIERRELUGUE.

Eh hien^ Glorieuse, le spectacle vous a-t-il amusée?

GLORIEUSE

Dites qu'il m'a terrifiée surtout^ monsieur le major ! Ah ! comment une femme peut-elle avoir la hardiesse d'affronter un pareil danger ?

GANTABETLLE.

C'est ça justement qui est beau ! Un homme reculerait! Mais, elle, pas une hésitation^ pas un tressaillement !

Et cependant mademoiselle Fatma, la lionne du Soudan a une de ces mâchoires... Lui essaieriez-vous un chapeau^ hein, Glorieuse, à cette demoiselle-là?

GLORIEUSE, entre Pierre et Cantabeille.

Et VOUS, monsieur le major?

GANTABEILLE.

Bien répondu! Avouez, docteur, que vous n'iriez pas lui chercher ses microbes ?

DOLORIDA

Et le lion César, quelle superbe bête !

MADAME BORDAGAIN.

Oui, mais, Sainte Vierge ! qu'il a l'air méchant!

PIERRELUGUE.

Hé! madame Ricôme, vous n'aimeriez pas à le rencontrer tout à l’heure dans votre chambre à coucher... à la place de M. le maire.

MADAME RICÔME.

Fi ! monsieur Pierrelugue ! Vous allez me donner le cauchemar. Moi qui justement couche seule!

GROIXAILLES, aux servantes.

Gomment, vous vous sauvez déjà ?

TIENNETTE

La patronne nous renvoie.

Le reste du tableau comme dans la première version.

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