‹ Papa la vertu; pièceChapitre 22 sur 129 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

BORDAGAIN, EZGURRA, DOLORIDA, puis PIERRE IRRIGOYEN.

BORDAGAIN.

Je commençais à croire qu’on ne vous verrait pas d’aujourd’hui, mademoiselle Dolorida.

DOLORIDA

lia fallu payer nos pâtres après messe, Bordagain, puis les chemins deviennent rudes pour passer la frontière et la mule vieillit.

BORDAGAIN.

C’est toujours pour la nuit prochaine notre expédition?

DOLORIDA

Mon père vient exprès pour en causer avec vous.

Les ballots sont cachés dans nos granges sous le fourrage. Pierre Lrigoyen est-il averti?

BORDAGAIN.

Il devrait être là. Mais les joueurs de pelote de Saint-Etienne avaient défié nos garçons et vous pensez qu’il n'a pas manqué la partie.

DOLORIDA

Pourvu qu’il Pait gagnée !

EZGURRA, arrivant de l’écurie.

Eh bien, Bordagain, tes hommes sont-ils prévenus?

BORDAGAIN.

Oui, maître Ezcurra. Ils partiront à pointe d’aube pour la métairie.

EZGURRA.

Et le lieutenant des douanes, ce gàte-métier de Barthès, quelle figure fait-il ?

BORDAGAIN.

Il a l’air tranquille, mais je ne m’y fie guère, car cette fois, la prise serait belle.

PIERRE, arrivant pressé et un peu essoufflé.

Pardonnez-moi, si j’arrive en retard, le jeu a duré plus longtemps que les autres fois.

DOLORIDA

Avez-vous battu ceux de Saint-Etienne, monsieur Pierre ?

PIERRE

Gomme des œufs pour une omelette. J’en ai les poignets brisés.

EZGURRA.

Tu seras frais pour travailler cette nuit...

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