‹ Papa la vertu; pièceChapitre 24 sur 129 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, LE LIEUTENANT BARTHÈS.

EZGURRA^ changement d’allure et avec le ton et la rondeur d’un paysan riche et bonasse.

Oui^ Bordagain, il y avait tant de moutons cette semaine sur le marché de Pampelune qu’ils se sont vendus tout juste quelques pesetas.

PIERRE

Les troupeaux vont bientôt redescendre. Il a neigé au-dessus de Burguette.

BARTHÈS, les regardant d’un air soupçonneux.

Oui... c’est un sale temps pour les fraudeurs.

EZGURRA, d’un air bonhomme.

Des fraudeurs!.. Marra de Dio, il en reste donc encore dans le pays ?

BARTHÈS

Un nombre respectable^ digne monsieur Ezcurra^

mais (jui diminuera^ vous pouvez vous en raj)porter à moi.

PIERRE

La mauvaise herbe est dure à arracher... et repousse toujours...

BARTIIÈS.

Avec le fer et le feu on la détruit tout de mêïne.

DOLORIDA

Tous nos vœux sont avec vous, monsieur le lieutenant.

BARTHÈS

Je n’en attendais pas moins de la fille de monsieur votre père, mademoiselle, (a Bordagain.) A-t-on sonné le dîner ?

BORDAGAIN.

(îes messieurs sont à table depuis dix minutes.

BARTHÈS

Mademoiselle, messieurs, au revoir.

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