‹ Papa la vertu; pièceChapitre 79 sur 129 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GANTABEILLE.

Si!

PROSPER

Vous êtes fou !

SÉLIKA, imposant silence à Prosper.

Laisse donc, s'il l'a fait, c'est qu'il a eu ses raisons.

(Prenant les lettres décachetées et les autres.) Et dans tOUt

ça, il nous reste bien assez de caresses et de bon temps !

GANTABEILLE.

Non ! Non ! Jamais, je ne veux pas !

SÉLIKA

Trop tard, mon chéri ! Quand on a égratigné des enveloppes, on ne peut plus les raccommoder.

ULYSSE

Hâtons-nous... Je ferme la boîte.

A-t-il des habits bourgeois?... Ça vaudrait mieux pour passer la frontière.

SÉLIKA, à côté de lui, ne le quittant pas, les bras autour du cou.

Réponds. En as-tu, chéri ?

GANTABEILLE, dominé , asservi par elle.

Oui... Ils sont là, au bas de l'armoire, enveloppés, ceux avec lesquels je me suis évadé de Mayence... Je les gardais comme des reliques.

Il montre l’arrière-boutique où Prosper se précipite. SÉLIKA.

Allons, viens maintenant, viens vite !

Elle le fait lever.

GANTABEILLE^ essayant de s^accrocher à la table.

Non, non, je ne peux pas !

SÉLIKA

Puisque le plus fort est fait! Appuie-toi sur moi.

Prosper rentre. Il a pris le paquet d’habits et pousse Gantabeiile vers la porte.

GANTABEILLE.

Et Glorieuse?

SÉHKA> l’entraînant.

Puisqu’elle va se marier, elle n’a plus besoin de toi!... Tu verras comme je vais t’aimer, Jean-Marie, tu verras !

Ils sortent.

Rideau.

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