‹ Papa la vertu; pièceChapitre 88 sur 129 · GLORIEUSE, PROSPER, ULYSSE · texte numérisé non relu

GLORIEUSE, PROSPER, ULYSSE

Ils arrivent péniblement par le sentier. GLORIEUSE.

Où sommes-nous?... Depuis que nous avons abandonné la route, il me semble que vous vous égarez de plus en plus.

PROSPER

C’est cette satanée neige qui a effacé les sentiers.

ULYSSE, Uœil un peu vague de Uhomme ivre.

On se croirait dans une prison...

GLORIEUSE

Ah!... (Montrant la gauche.) Voyons donc par là!

N'approchez pas!... C'est un précipice, entendezvous tout au fond le bruit que fait la rivière... il n'y a pas qu'un isard ou un contrebandier qui oseraient s’y risquer!

GLORIEUSE

Et personne pour nous guider!

PROSPER

Ah! ça c'est vrai qu'il passe moins de monde ici que sur le boulevard Montmartre !

ULYSSE, sombre.

Parbleu ! à cette hauteur. .. Et avec un pareil froid !... J'ai le frisson sous ma pelure !

GLORIEUSE

Buvez... ça vous réchauffera.

ULYSSE

Boire.. .

GLORIEUSE

Je vais à la découverte... Il faut que nous arrivions demain, monsieur Prosper, demain, à tout prix.

Glorieuse s'éloigne au fond sans sortir de scène. PROSPER, lui tendant la gourde qu'Ulysse a reposée sur la pierre à côté de lui.

Eh bien, bois-tu?

Non!

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